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Le partenariat entre l’Algérie et la France peine à s’élargir

 
Le partenariat bilatérale entre l’Algérie et la France reste largement en dessous des potentialités de coopération entre les deux pays.
lundi 5 mai 2008.

L'Algérie et la France. Si par ailleurs, le partenariat existant entre l’Algérie et la France peine à atteindre l’excellence et l’exemplarité auxquelles les autorités étatiques des deux pays font de manière récurrente référence en tant qu’objectif visé pour les relations bilatérales algéro-françaises, il en est autrement concernant leur coopération dans le domaine sécuritaire, notamment en matière d’antiterrorisme et de lutte contre la criminalité organisée. Ce volet du partenariat algéro-français est de l’avis des experts, celui qui fonctionne le mieux à la satisfaction partagée des deux parties. C’est pourquoi la visite qu’entame aujourd’hui à Alger la ministre française de l’Intérieur, Mme Michèle Alliot-Marie, ne peut en ce domaine que contribuer au renforcement des rapports déjà existants et efficients. D’abord ces questions de restriction à la libre circulation des personnes entre les deux pays, et d’émigration choisie que la France de Sarkozy a décidé d’appliquer sans aménagement aucun concernant les Algériens.

Il y a ensuite que, malgré les déclarations de bonnes intentions, le partenariat économique algéro-français se confine toujours aussi désespérément dans le mercantile, contrairement à celui qui a cours entre la France et nos voisins le Maroc et la Tunisie où l’investissement français s’installe en force et sans frilosité d’aucune sorte. Son homologue Noureddine Zerhouni et tous ses autres interlocuteurs algériens ne se feront pas faute de faire savoir à Mme Michèle Alliot-Marie que si l’Algérie et la France sont parvenues à construire entre elles la confiance dans un domaine aussi sensible que la sécurité, il leur reste beaucoup à faire pour que cette confiance se traduise dans les autres aspects de leurs relations bilatérales. Il est clair que l’Algérie ne peut se satisfaire d’une coopération avec la France se limitant au seul volet sécuritaire alors qu’en d’autres domaines et préoccupations leurs rapports sont soit conflictuels (sur le dossier sahraoui par exemple) soit déséquilibrés dans un sens exclusivement favorable aux intérêts français.

Synthèse de Mourad, www.algerie-dz.com
D’après Le Quotidien d’Oran