L’Algérie tarde à diversifier son économieL’Algérie doit mettre en place une vraie stratégie de diversification de son économie pour réduire sa dépendance aux exportations d’hydrocarbures.
samedi 10 mai 2008.
Aujourd’hui, la Russie est le second exportateur de pétrole dans le monde derrière l’Arabie Saoudite et sa part de marché mondiale ne cesse de progresser. Elle était de 5 % en 1992, elle est de 10 % aujourd’hui (16% pour l’Arabie Saoudite). Mais contrairement au cas algérien où les hydrocarbures restent le pivot essentiel de la création de richesses (ils représentent plus de 95 % des recettes extérieures), les ventes à l’étranger de brut et de gaz russes ne comptent plus que pour 60 % du total des exportations. En terme de similitudes, Algérie et Russie souffrent du même syndrome de « l’import-import », le boom des importations en Russie ayant même pour effet de rogner l’excédent courant. « La forte accélération des importations stimulées par une demande intérieure dynamique témoigne de la faible capacité de l’industrie manufacturière russe à faire face à la concurrence des produits importés », notent encore les experts de Natixis. Enfin, il est deux domaines où l’économie algérienne fait mieux que son homologue russe. D’abord, l’inflation est mieux maîtrisée en Algérie qu’en Russie. Ensuite, si les deux pays ont profité de la manne des hydrocarbures pour réduire leur endettement extérieur (34 milliards de dollars pour la Russie, près de 5 milliards de dollars pour l’Algérie), la Russie inquiète tout de même la communauté financière en raison de l’importance de son endettement privé (403 milliards de dollars pour les banques et les entreprises). Synthèse de Samir, www.algerie-dz.com
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