La lutte du Polisario contre le MarocLe Front Polisario a été crée par les sahraouis pour obtenir l’indépendance du Sahara Occidental occupé par le Maroc.
dimanche 11 mai 2008.
Le Front Polisario revendique toujours ce territoire, même si le Maroc a réussi à contenir ses assauts, grâce à la construction d’un mur défensif, appelé communément « le Mur de la honte », qui comprend des champs de mines, des palissades et près de 160 000 soldats des Forces armées royales (FAR). Le Front Polisario contrôle en fait la partie du Sahara occidental qui se trouve à l’est de cette ligne de défense, qu’il appelle zone libre. Près de Tindouf, le Front Polisario administre des camps de réfugiés sahraouis, mais il détenait également des centaines de prisonniers de guerre marocains, certains depuis plus de vingt-cinq ans. Ces prisonniers étaient les plus anciens captifs de guerre au monde. Le 17 août 2005, les 404 derniers prisonniers de guerre marocains ont été relâchés par le Front Polisario. Le Maroc n’a évidemment pas usé de réciprocité. Jusqu’à aujourd’hui, le Polisario revendique le sort de centaines de Sahraouis détenus par les forces d’occupation marocaines. Le 29 avril 2007, le Polisario s’est dit prêt à négocier directement avec le Maroc sur le conflit les opposant au Sahara occidental. Après quatre rounds organisés sous l’égide de l’ONU, les choses ne semblent pas avancer tant le Maroc campe sur ses positions, en violation des résolutions du Conseil de sécurité qui appelle les deux parties à négocier de bonne foi et sans conditions pour trouver une solution politique garantissant l’autodétermination du peuple sahraoui. Le Maroc, qui propose un plan d’autonomie non conforme à la légalité internationale, semble déterminé à bloquer le processus onusien tant il bénéficie d’un soutien de pays membres du Conseil de sécurité, à l’image de la France. Lors de son 12e congrès en décembre 2007, à Tifariti, au Sahara occidental, le Front Polisario a menacé de reprendre les armes si le Maroc s’entête à tourner le dos à des engagements qu’il a pourtant ratifiés. Synthèse de Mourad, www.algerie-dz.com
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