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L’Algérie et l’union pour la Méditerranée

 
Les réserves de l’Algérie vis-à-vis du projet français d’Union pour la Méditerranée s’expliquent par le flou qui l’entoure.
mardi 13 mai 2008.

L'union pour la Méditerranée et l'Algérie. Depuis son lancement par le président français Nicolas Sarkozy au cours de la campagne présidentielle française, l’idée de la création de l’union pour la Méditerranée est restée confuse. En dépit de nombreux déplacements, en Algérie, de hauts responsables français, pour expliquer ses contours, le flou qui entoure l’initiative demeure toujours. En effet, les réticences de l’Algérie à accueillir le nouveau projet de M. Sarkozy sont jusque-là légitimes. Les autorités algériennes, par leur position, ont réussi à imposer à la France une autre démarche, une nouvelle conduite et une autre vision. La visite effectuée, hier, en Algérie, par le ministre français des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, se veut une manière de clarifier les choses et de dissiper les doutes quant aux objectifs réels de l’UPM. 

D’ailleurs, à l’issue de sa rencontre avec le président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika, le ministre français a déclaré : « Nous avons eu l’occasion d’éclairer un certain nombre de directions qui, à mon avis, du point de vue de la France, sont très prometteuses et j’espère que le président Bouteflika partage mon sentiment ». L’hôte de l’Algérie a tenu à éclairer les zones d’ombre qui entourent le projet en expliquant, tout d’abord, que le projet d’union pour la Méditerranée sera différent du processus de Barcelone ou encore en évoquant, lors de sa discussion avec M. Bouteflika, la place de l’Algérie et de la rive sud de la Méditerranée dans ce nouveau projet. L’Algérie ne peut s’engager aveuglément dans un projet où les tenants et aboutissants ne sont pas connus. La rencontre d’hier a eu le mérite de clarifier certaines questions, mais pas toutes. Par ailleurs, du côté algérien, rien ne semble acquis définitivement du moment où le président de la République n’a pas encore annoncé la décision de participer ou pas au sommet de l’UPM qui se tiendra le 13 juillet prochain à Paris. Il reste beaucoup de travail aux dirigeants français afin de convaincre l’Algérie de leurs bonnes intentions.

Synthèse de Mourad, www.algerie-dz.com
D’après La Tribune