La France et l’Algérie discutent d’Union pour la MéditerranéeLa France ambitionne de convaincre l’Algérie de participer activement à la promotion et à la construction de l’Union pour la Méditerranée.
mercredi 14 mai 2008.
Et Kouchner ne s’arrête pas là. Il a même insinué que le projet de l’union pour la Méditerranée n’a rien de politique. Il est avant tout social, puisque, a-t-il argumenté, il est destiné aux populations des pays de la région. « Nous n’avons pas l’intention de régler les problèmes politiques avec l’UPM. Ce sont des projets concrets qui sont l’émanation des pays eux-mêmes. » On appren d’ailleurs que l’Algérie a participé, ne serait-ce que sur le plan technique, à l’élaboration de la quarantaine de propositions sur lesquelles la future union pourra démarrer une fois les problèmes structurels et institutionnels réglés. Bernard Kouchner a même avancé que les deux secteurs, privé et public, vont être associés au même niveau. Mais ce qui suscite apparemment l’appréhension des Algériens est relatif au volet politique de l’union pour la Méditerranée, des informations de plus en plus insistantes, et confirmées en partie par le chef de la diplomatie française. Kouchner a même reconnu qu’il est question de confier la présidence de l’union à Hosni Moubarak, le président égyptien, en partage avec, bien entendu, Nicolas Sarkozy, du côté nord de la Méditerranée. Le chef de la diplomatie française, appuyé avec un peu plus de vigueur par son homologue algérien, a tout de même précisé que « rien n’est encore décidé » et que les responsabilités sont « changeables tous les deux ans ». Autrement dit, la présidence sera tournante, au sud comme au nord du Bassin méditerranéen. Synthèse de Mourad, www.algerie-dz.com
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