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Mourad Medelci représente l’Algérie au Liban

 
Le ministre Mourad Medelci en sa qualité de représentant de l’Algérie effectue depuis hier une visite de travail au Liban.
jeudi 15 mai 2008.

L'Algérie et le Liban. Le ministre des affaires étrangères Mourad Medelci est depuis hier dans la capitale libanaise en sa qualité de représentant de l’Algérie au sein de cette commission ministérielle arabe. Celle-ci a été mise sur pied lors de la dernière réunion des ministres arabes des Affaires étrangères dimanche dernier au Caire. Présidée par le secrétaire général de la Ligue arabe, Amr Moussa et le Premier ministre qatarien, Cheïkh Hamad Ben Jassem, cette commission ad hoc est composée de huit pays arabes : l’Algérie, le Qatar, les Emirats arabes unis, la Jordanie, Bahreïn, le Yémen, Djibouti, le Maroc et Oman. Dès son arrivée dans la capitale libanaise, cette délégation de haut niveau a entamé ses discussions avec les différentes parties de l’équation libanaise. Première personnalité rencontrée, le président du Parlement et leader du mouvement Amal, allié du Hezbollah, Nabih Berri. Devaient suivre le Premier ministre Fouad Siniora et le chef de l’armée, Michel Sleïmane, personnalité consensuelle dont l’élection au poste de président de la République est suspendue aux divergences entre l’opposition menée par le Hezbollah et la « majorité » constituée par les Forces du 14 mars.

Le choix des pays devant constituer cette commission n’a pas été fortuit. D’abord, aucun protagoniste régional de la donne libanaise n’y figure. Ni l’Egypte et l’Arabie saoudite, « parrains arabes » des Forces du 14 mars, ni la Syrie, « accusée de manipuler » le Hezbollah, n’ont été choisies. Personne n’est fâché, ni à l’intérieur ni à l’extérieur du Liban, même si des pays de la commission, comme la Jordanie, les EAU, Bahreïn ou Oman sont à ranger plutôt du côté des partisans de Siniora, Hariri, Djoumblatt et Guemaïl. Le Qatar, lui, est connu pour ses positions pas très conformes à la ligne suivie par Riyad. Quant au Yémen, il a proposé une médiation entre les deux parties en conflit. Reste l’Algérie et le Maroc, tous deux anciens membres de la troïka arabe, ayant, avec l’Arabie saoudite, abouti à l’élaboration des accords de Taëf. L’Algérie est considérée par toutes les parties de la scène politique libanaise comme un partenaire neutre. Ensuite, le président de la République bénéficie d’un crédit très favorable auprès de ces mêmes parties. Abdelaziz Bouteflika est, non seulement, apprécié pour ses qualités de diplomate, mais également pour ses prises de position en faveur des causes arabes.

Synthèse de Samir, www.algerie-dz.com
D’après le Jeune Indépendant