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Le différend entre l’Algérie et le Maroc sur les frontières

 
Le Maroc souhaite que l’Algérie ouvre sa frontière mais Alger estime que l’ouverture doit faire partie d’une stratégie régionale globale.
jeudi 15 mai 2008.

L'Algérie, le Maroc et les frontières. A propos de ces frontières de la discorde, la question qui s’impose est de savoir pourquoi le Maroc a décidé de les fermer en 1994 et de geler son activité au sein de l’UMA, reportant ainsi les échéances d’un projet stratégique pour en demander aujourd’hui la réouverture motivée en cela par des considérations tactiques et d’échanges commerciaux circonscrits entre les régions frontalières dont la partie marocaine a, certes, grandement besoin, mais ne relèvent nullement d’une stratégie régionale globale, comme y aspirait le projet maghrébin. L’Algérie ne s’oppose pas à l’ouverture des frontières avec le Maroc, elle propose encore mieux que ça : l’ouverture dans les plus brefs délais du dialogue entre les deux pays pour aplanir tous les différends, identifier les intérêts bilatéraux et réactiver le projet de l’UMA.

Le Maroc, en revanche, propose que l’Algérie décide d’ouvrir ses frontières comme l’a fait le Maroc de façon unilatérale, et laisser les dossiers litigieux en suspens ad eternam. L’Algérie refuse cette logique et cette politique de fuite en avant. Car le gel de l’UMA est lié à une question principielle pour l’Algérie : le droit du peuple sahraoui à l’autodétermination. Si les Sahraouis sont marocains, de quoi le Maroc a-t-il peur ? Cependant, demander à l’Algérie de renier ses principes n’est pas digne d’un Etat ni des règles régissant les relations internationales.

Synthèse de Samir, www.algerie-dz.com
D’après La Tribune