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La Libye torpille l’Algérie sur le Mali

 
La Libye tente de torpiller les accords signés en Algérie entre le gouvernement malien et les rebelles touaregs pour instaurer la paix au Mali.
jeudi 22 mai 2008.

L'Algérie, le Mali et la Libye. Le Premier ministre libyen est revenu de sa visite de Bamako avec dans son sac de nombreux accords commerciaux noués dans de nombreux secteurs de l’activité socioéconomique. Le responsable libyen a aussitôt fait une virée à Alger, après son passage à Bamako, destinée surtout à rassurer les responsables algériens ? Mais les rassurer de quoi exactement ? Depuis l’échec des pourparlers de Tripoli, le processus de paix est au point mort dans la zone de Kidal. D’où la multiplication des foyers de tension dans le vaste Sahara qui devient de plus en plus une zone infranchissable entre les mains de trafiquants de tous poils : trafics d’armes et de drogues, etc. L’échec de Tripoli a-t-il un lien avec la soudaine recrudescence de la violence dans le nord du Mali ? L’Algérie, pièce maîtresse de l’accord d’Alger de 2006, s’est vu reléguer au second plan avec l’entrée en force du nouveau médiateur libyen, lequel a réuni sur son sol les deux parties, sans l’Algérie, pour apprécier la nouvelle situation conflictuelle, née de la prise en otages de 33 militaires maliens qui sont toujours détenus par le chef rebelle dissident. L’Algérie croit fermement que cette nouvelle prise en main du conflit touareg par la Libye est de nature à mettre en « difficulté » l’accord de paix, conclu à Alger en juillet 2006. (Connectez-vous sur le forum algerie-dz.com pour commenter l’article : http://www.algerie-dz.com/forums)

En 2007, le leader libyen, Maamar Kaddafi, avait décidé de fermer, après avoir tenté de réduire l’influence algérienne, le consulat libyen à Kidal à la suite des événements sanglants qui se sont déroulés à la fin du mois de mai de l’année 2007. Le consulat libyen à Kidal a été fermé et les agents qui y étaient en poste ont tous regagné Tripoli. Des événements qui sont à la base de la fermeture du consulat libyen à Kidal. A ce sujet, un diplomate libyen avait affirmé à l’époque : « Si par la faute de certains, Kidal a perdu à la fois sa chance et beaucoup d’opportunités, il est possible que les autorités maliennes et libyennes puissent se mettre d’accord sur une autre localité. L’Algérie a bel et bien un consulat à Gao. Pourquoi la Libye ne pourrait-elle pas en avoir ailleurs ? » La décision du guide libyen survient après que des soupçons eurent été portés contre son pays par diverses parties. En clair, le leader libyen résume d’une manière peu diplomatique le rôle joué par son pays dans les événements sanglants de Kidal. Il s’est illustré ensuite par son appel à la création d’un Etat saharien et a aussitôt entrepris des démarches en organisant un sommet dénommé Cen Sad qui regroupe tous les pays du Sahel, auxquels s’est jointe l’Egypte de Moubarak qui a assisté à cette rencontre au sommet des chefs d’Etat. Alger a refusé de participer à cette rencontre. L’empressement de Khadafi à vouloir régler le contentieux et à récolter les dividendes, au moment où l’Algérie s’était fortement impliquée dans la recherche d’une solution à la rébellion déclenchée au nord en 1990, a irrité au plus haut niveau les autorités algériennes. C’est dire combien une éventuelle réaction algérienne se fait attendre à cause de son implication (passée ou récente) dans tout ce qui touche ce périmètre stratégique. L’Algérie fut l’un des principaux médiateurs dans le conflit entre Bamako et la rébellion touareg, et avait abrité même en juillet 2006 la signature à Alger d’accords de paix dans cette région frontalière entre les deux pays.

Synthèse de Rayane, www.algerie-dz.com
D’après Le Jeune Indépendant