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Bernard Kouchner en Algérie pour discuter de l’UPM

 
Le ministre français Bernard Kouchner effectuera une visite en Algérie pour participer à la Conférence ministérielle du forum méditerranéen.
jeudi 5 juin 2008.

Bernard Kouchner en Algérie. Le ministre français des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, a reconnu mardi passé, ne pas être parvenu à obtenir une réponse du Président Bouteflika quant à sa participation ou non, au Sommet de Paris, sur « l’Union pour la Méditerranée ». lI a néanmoins ajouté, qu’il garde l’espoir de le convaincre à l’occasion de la nouvelle visite qu’il effctuera à Alger en Algérie, dans le cadre de la 15ème Conférence ministérielle du forum méditerranéen qui se tiendra aujourd’hui et demain. L’on peut d’ores et déjà « prédire », que la nouvelle tentative de Kouchner auprès de Bouteflika se heurtera à la même attitude chez celui-ci. Cela pour la raison que la France et l’Algérie se livrent à une partie de « Poker Menteur » autour du projet « d’Union pour la Méditerranéen ». Officiellement, Paris et Alger déclarent être proches sur le sujet et travailler en concertation pour sa concrétisation. En réalité et dans les coulisses des rencontres et contacts préliminaires au Sommet de Paris, les deux capitales se font une guerre « à fleurets mouchetés ».

La France, dont le président et ses collaborateurs ne cessent de seriner publiquement « que l’Algérie est un acteur majeur dans la Méditerranée », a agi dans les préparatifs du sommet en vue de l’isoler des autres pays de la rive sud de la Méditerranée, dans le but évident de faire barrage à son influence, qui pourrait contrebalancer la sienne dans la nouvelle construction euro-méditerranéenne. En réplique à la manoeuvre française, le président algérien fait par conséquent trainer sa réponse. Ce qui laisse la porte ouverte à toutes les supputations, y compris celle faisant entendre que l’Algérie pourrait en définitif être « aux abonnés absents » pour le Sommet de Paris. Il se répète que le Président Bouteflika, n’ayant que modérément apprécié le contenu du projet initial français « d’Union de la Méditerranée », serait encore plus fortement réticent à celui de sa mouture remaniée sous forme « d’Union pour la Méditerranée », à l’exigence de la chancellière allemande Angela Merkels approuvée par une majorité de ses pairs de l’Union européenne. La chancellière allemande lui a ainsi offert la raison de ne pas engager sans conditions et préalables l’Algérie, dans un projet qui a de toute façon soulevé sa méfiance à son annonce première même. Il est clair que les relations exceptionnelles ayant existé entre l’Algérie et la France, du temps du tandem Bouteflika-Chirac, ont laissé place à des rapports tendus que le ballet diplomatique qui se joue entre Alger et Paris ne parvient pas à détendre.

Synthèse de Rayane, www.algerie-dz.com
D’après Le Quotidien d’Oran