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L’Algérie refuse la normalisation avec Israël

 
L’Algérie estime que la normalisation avec Israël ne sera pas possible tant que l’Etat hébreu terrorise les Palestiniens.
samedi 7 juin 2008.

L'Algérie dénonce Israel. Ce que l’on peut décrypter des propos du ministre Mourad Medelci, est qu’au-delà du niveau de représentation algérienne au sommet de Paris du 13 juillet prochain, elle fera bien partie de l’UPM. Elle choisira les projets qui l’intéressent et délaissera ceux qui ne l’intéressent pas. La chose la plus claire est que l’UPM ne servira pas de tremplin à une normalisation implicite avec Israël. L’Algérie attend-elle vraiment des « clarifications » au sujet du rôle d’Israël, comme l’a rapporté l’Agence française de presse ? C’est une façon de voir. Mais si on lit bien les déclarations du ministre algérien des AE, elle a plutôt donné des clarifications sur cette question. A la démarche régulière des Occidentaux consistant à amener les Etats arabes à « normaliser » les relations avec l’Etat hébreu, Alger s’en tient à la ligne arabe exprimée au sommet de Beyrouth de 2002 et constamment rappelée depuis : la normalisation est liée au rétablissement des droits des Palestiniens et il ne peut en être autrement.

C’est donc sans surprise qu’elle prend les devants en signifiant qu’elle ne participera pas à des projets incluant Israël. N’ayant pas de relations avec Israël, contrairement à d’autres Etats, l’Algérie, comme la Libye ou la Syrie, n’a pas de cadeaux gratuits à faire à un Etat qui poursuit l’extension des colonies de peuplement sur les territoires palestiniens. « Les pays qui n’entretiennent pas des relations avec Israël ne sont pas obligés de participer à des projets incluant cet Etat », a dit Mourad Medelci. Cette appréciation peut sans doute être étendue à la question, qui semble si importante, de la participation du chef de l’Etat au sommet de Paris où il se retrouverait en train de côtoyer les responsables de l’Etat hébreu. On sait que la diplomatie française ne considère pas cela comme une objection valable, comme si Alger, comme d’autres pays arabes, n’avancerait cette question d’Israël que pour cacher d’autres raisons. Les Etats arabes qui ont des relations avec Israël ont, de fait, les mains liées. Ce n’est pas le cas des autres qui peuvent rappeler qu’il existe un minimum au-delà duquel il n’est pas question de transiger.

Synthèse de Samir, www.algerie-dz.com
D’après le Quotidien d’Oran