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Les correspondants de l’AFP et de Reuters en Algérie épinglés

 
Les accréditations des correspondants de Reuters et de l’AFP en Algérie ont été retirées suite aux fausses informations sur des attentats terroristes.
mercredi 11 juin 2008.

L'AFP et Reuters critiqués en Algérie. Les correspondants de l’AFP et de Reuters en Algérie ont diffusé des informations erronées sur le bilan de l’attentat de Béni-Amrane et d’un fictif autre attentat perpétré, la même journée lundi, à la gare routière de Bouira. La première institution à avoir démenti ces informations, qualifiées de véritable intox, a été le ministère de la Défense nationale qui a affirmé, lundi soir, que le bilan de l’attentat de Béni-Amrane faisait état de deux personnes décédées : un ressortissant français activant au compte de la compagnie Razel et son chauffeur, de nationalité algérienne. Le ministère de l’Intérieur et des Collectivités locales a, quant à lui, apporté un démenti catégorique à une dépêche de Reuters faisant état d’un attentat à l’explosif à la gare routière de Bouira en Algérie. « Une dépêche de l’agence Reuters, reprise pas des médias étrangers, fait état d’un attentat à l’explosif à l’est d’Alger, au niveau de la gare routière de Bouira, qui aurait fait plusieurs victimes. Cette information est dénuée de tout fondement », a indiqué un communiqué du ministère, daté de lundi.

Les deux correspondants avaient été convoqués, lundi, au siège du ministère de la Communication pour de plus amples détails sur les sources de l’information diffusée. Commentant ces fausses informations, une source du ministère de la Communication a estimé que « dans les deux cas, les correspondants de l’AFP et de Reuters ont fait preuve d’extrême légèreté dans le traitement des informations sensibles relatives au terrorisme ». La même source souligne que « le travail journalistique, y compris dans l’aspect sécuritaire, est totalement garanti et respecté en Algérie, mais n’autorise pas, en revanche, des comportements irresponsables et répétés contraires à l’éthique et à la déontologie journalistiques, s’agissant, surtout, du terrorisme qui se nourrit précisément de propagande ».

Synthèse de Kahina, www.algerie-dz.com
D’après le Quotidien d’Oran