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Abdelmalek Droudkel justifie le terrorisme en Algérie

 
Le terroriste Abdelmalek Droudkel a réitéré l’engagement d’Al-Qaida au Maghreb de poursuivre les actions terroristes en Algérie pour prendre le pouvoir.
mercredi 2 juillet 2008.

Les terroristes d'Al-Qaida au Maghreb en Algérie. Une interview audio avec transcription en langues arabe et anglaise et un très long article dans le New York Times, l’un des journaux les plus influents aux Etats-Unis et dans le monde : Abdelmalek Droudkel, chef du GSPC, a reçu hier une couverture qui fait rêver les chefs d’Etat. C’est sans précédent pour un mouvement local internationalisé par voie de presse sous le label d’Al-Qaïda et qui aujourd’hui reçoit son baptême, si recherché, d’ennemi des Américains. Ainsi donc, cet illustre inconnu de l’Américain moyen rejoint dans la célébrité les « cheikhs » Oussama et Ayman ou le terrible Zarqaoui. Si en Algérie, le ministre de l’Intérieur a longtemps répugné - et il continue d’ailleurs à le faire - à parler de la désormais célèbre Al-Qaïda du Maghreb, pour se contenter de ce qu’il connaît, le GSPC, voilà qu’on est dans une nouvelle complication. Le GSPC, mouvement djihadiste local, devient « américain », après être devenu « international » par la grâce d’un communiqué d’adoubement d’Ayman Eddhawihiri. La nébuleuse d’Al-Qaïda a si largement servi la politique guerrière américaine qu’on ne peut qu’être circonspect sur les raisons purement médiatiques de l’intérêt du grand New York Times pour le sieur Droudkel.

C’est qu’il est connu que sans être les serviteurs grossiers de l’Administration ou des services américains, les journaux américains, et davantage pour les plus importants d’entre eux, font partie de ce qu’on appelle l’establishment, celui qui fixe les lignes et les priorités. Objectivement, et en dépit des exagérations aux finalités douteuses, le GSPC cause surtout du tort à l’Algérie, il n’en cause pas aux Américains. Il y a donc un questionnement légitime sur les raisons qui font que le New York Times fasse entrer le GSPC - alias Al-Qaïda du Maghreb - dans les chaumières des Américains, déjà saturées par la présence envahissante et très fantasmée d’Oussama Ben Laden ou d’Ayman Eddhawihiri. Il serait bien entendu ridicule d’affirmer que le New York Times puisse être un instrument docile de la Maison-Blanche ou de la CIA. Pour paraphraser le fameux slogan, en matière de presse, cela ne se passe pas comme ça chez McDonalds. Cela se passe bien autrement. Les journaux puissants aux Etats-Unis font partie de la sphère dirigeante américaine, cette sorte « d’Etat profond » qui décide des grandes priorités et qui désigne les buts et les ennemis.

Synthèse de Mourad, www.algerie-dz.com
D’après le Quotidien d’Oran