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La révision de la constitution en Algérie semble inéluctable

 
Le projet de révion de la constitution en Algérie pourrait être proposé au parlement dans les prochains mois.
samedi 5 juillet 2008.

Abdelaziz Bouteflika et la révision de la constitution en Algérie. C’est le 4 juillet 2006 que Bouteflika a officiellement fait savoir son intention de soumettre à la nation un projet de révision de la Constitution en Algérie. Le cadre choisi pour faire cette annonce était le MDN, d’où le Président a prononcé l’allocation traditionnelle qu’il adresse au pays à l’occasion de la célébration de la fête de l’Indépendance et de la Jeunesse. Depuis, Bouteflika n’a plus soufflé un mot sur cette question. Son mutisme a alimenté de contradictoires spéculations et des élucubrations dans lesquelles les fantasmes ont pris le pas sur l’analyse lucide. Le Président n’ayant plus évoqué la question de la révision de la Constitution, les milieux qui lui sont opposés ont traduit de son attitude qu’il aurait finalement renoncé à son projet. Renoncement que d’aucuns imputent aux problèmes de santé auxquels il serait confronté et d’autres au « veto » que l’institution militaire lui aurait signifié.

Que les tenants de ces lectures persistent et signent n’est pas pour convaincre que le projet de révision de la Constitution est mort et enterré. Bien au contraire, il s’est produit dans le pays pendant les deux années qui se sont écoulées depuis l’annonce faite par Bouteflika, des évènements et des prises de position qui ont conforté l’opinion générale dans la certitude que le processus de la révision est désormais en marche et inéluctable. Le chef de l’Etat, qui présidera aujourd’hui au siège du MDN une cérémonie de remise de médailles et de promotions, pourrait en la circonstance faire l’annonce de décisions confirmant cette réalité. En tout état de cause, et contrairement à ce que ses adversaires soutiennent, Bouteflika n’a rencontré aucune difficulté à faire accepter son projet de révision de la Constitution en Algérie, y compris l’amendement qui lui permettra de postuler à un troisième mandat. Ce n’est pas simple coïncidence qu’il ait fait officiellement annonce de son intention sur le sujet en 2006 à partir du MDN et devant un parterre des plus hauts gradés de l’institution militaire. Difficile de ne pas voir dans le choix du lieu la confirmation de l’unité de vue entre Bouteflika et l’armée sur cette question et celle du troisième mandat qui en découle.

Synthèse de Samir, www.algerie-dz.com
D’après le Quotidien d’Oran