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L’Algérie confirme sa participation au sommet de l’UPM

 
L’Algérie participera au sommet de lancement de l’Union pour la Méditerranée et sera représentée par le président Abdelaziz Bouteflika.
mardi 8 juillet 2008.

L'Algérie et l'Union pour la Méditerranée. C’est le président français, Nicolas Sarkozy, qui l’a annoncé, hier, en marge du sommet du G8, après un entretien avec le chef de l’Etat algérien. « Le président Bouteflika m’a demandé de rendre publique la réponse. Il sera présent à Paris pour le sommet de l’Union pour la Méditerranée », a indiqué Nicolas Sarkozy à l’issue de l’entretien. Le président algérien aurait, selon la présidence française, expliqué qu’il avait attendu pour répondre à l’invitation officielle qui lui avait été adressée afin de la lui communiquer personnellement. C’est désormais fait. Il y a eu, en Algérie, un semblant de débat - en réalité des prises de position - sur l’Union pour la Méditerranée qui, comme toujours, n’est pas allé vers le fond. Il est désormais clos par une décision de participation, déjà implicitement annoncée par Ahmed Ouyahia. Il y aurait à discuter de la forme dans laquelle cette annonce officielle de participation a été faite - pourquoi pas à partir d’Alger, cela aurait fait tout aussi plaisir à Nicolas Sarkozy ? - mais cela passera aussi.

Nicolas Sarkozy, qui a accepté que le projet initial soit aseptisé par l’Union européenne, aura pratiquement tout le monde à sa fête inaugurale, hormis le colonel Mouamar Kadhafi. Nicolas Sarkozy, en contrepartie de la fleur qui lui a été faite « personnellement », dira les mots qui chatouillent : « C’est extrêmement important parce que l’Algérie joue un rôle central » et faire l’éloge de son homologue algérien qui « a une expérience, une autorité, qui font que sa présence autour de la table pour le sommet de l’Union pour la Méditerranée est indispensable pour le succès de ce sommet ». Dans la foulée, Nicolas Sarkozy a annoncé que son homologue algérien « viendrait en visite d’Etat en France dans le courant de l’année 2009 ». En somme, ce qui semble prévaloir dans l’Union pour la Méditerranée, cet Objet multilatéral non encore identifié, de l’avis des responsables algériens, c’est l’aspect bilatéral. A ceux qui lui ont demandé ce qui a permis de vaincre les réticences de l’Algérie, Abdelaziz Bouteflika a indiqué qu’il « n’y a pas eu de résistances, il n’y a eu que des pourparlers ».

Synthèse de Mourad, www.algerie-dz.com
D’après le Quotidien d’Oran