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L’Algérie tente de récupérer les milliards détournés

 
Plusieurs milliards de dinars ont été détournés en Algérie et transférés vers des banques étrangères.
jeudi 10 juillet 2008.

L'Algérie perd des milliards de dinars. L’Algérie compte entreprendre des démarches pour tenter de récupérer ses biens dilapidés, dans ce pays, puis transférés vers l’étranger, dont une bonne partie a été utilisée dans des investissements hors territoire national, selon une source proche du ministère de la Justice. Ce serait, ajoute cette source, la convention internationale contre le blanchiment qui servirait de l’un des leviers juridiques qu’actionnerait l’Algérie pour faire valoir ses droits auprès d’autres pays. Cette convention a été ratifiée par l’Algérie qui a promulgué sa propre loi contre le blanchiment d’argent en 2006. Les affaires Khalifa, dilapidation de 3200 milliards de centimes d’agences de la BNA, de 10 millions de dollars du fonds algéro-koweitien d’investissement (FAKI) ainsi que BCIA seraient concernées par cette tentative de récupération de biens. La somme d’argent transférée, illégalement, grâce à ces affaires de dilapidation, à l’étranger, serait évaluée, par cette source, à « des centaines de milliards, voire des milliers de milliards de centimes algériens ».

Une certaine partie de cet argent aurait été transférée vers des pays réputés être des « paradis fiscaux », dont le Luxembourg. Une autre somme pourrait avoir été transférée vers les Etats-Unis. L’ouverture, éventuelle et prochaine, d’un bureau du FBI (Fédéral Bureau of Investigation), au siège de l’ambassade américaine en Algérie pourrait renforcer la démarche algérienne pour tenter de récupérer ses biens qui pourraient avoir été transférés illégalement vers ce pays. La coopération entre les autorités algériennes et le bureau du FBI en Algérie concernerait, outre les délits financiers, le trafic de faux documents et la lutte antiterroriste. Le Maroc serait l’un des pays redevables à l’Algérie, conformément à la convention internationale de lutte contre le blanchiment d’argent, qui accorde au pays signataire, le droit de restituer ses biens dilapidés et investis dans un autre pays. Cela, explique cette source, du fait que l’auteur principal de la dilapidation de 3200 milliards de centimes d’agences de la BNA, Riyad Abderrahmane Achour, en l’occurrence, aurait investi une partie de cet argent dans l’achat d’une usine au Maroc.

Synthèse de Rayane, www.algerie-dz.com
D’après le Jour d’Algérie