ACCUEIL     RENCONTRES     DONATION     FORUM

L’Algérie accueillera des milliers d’immigrés pendant l’été

 
Des dizaines de milliers d’immigrés Algériens rentreront en Algérie pendant juillet et août pour y passer leurs vacances.
vendredi 11 juillet 2008.

Immigrés à l'aéroport d'Alger en Algérie. Les villes et villages d’Algérie ont commencé, dès les premiers jours de juillet, à grouiller d’émigrés, et nos rues à supporter difficilement les processions bariolées de voitures immatriculées à Paris, à Marseille, à Londres et même à Dubaï. De Jijel à Nédroma, et de Tizi Ouzou à Batna, on vit au rythme de Parisiens ou Lyonnais venus partager avec nous les cortèges nuptiaux, la canicule poussiéreuse, les coupures d’eau et le délestage du courant électrique. L’Algérie qui se plaint du manque d’implication de sa communauté émigrée dans le processus de reconstruction économique en marche et, surtout, d’un transfert non officiel de la devise détenue par nos émigrés vit ces moments de retrouvailles avec, bien sûr, la joie convenue, mais aussi avec les effets que ne manque pas d’induire une forte présence de l’euro sur un marché déjà sensiblement affecté par la fièvre de l’inflation depuis la rentrée sociale de l’année dernière. Ce constat fait, il importe pourtant de ne pas se tromper de « cible » lorsqu’il s’agit de déplorer que le pays ait manqué d’ingéniosité de drainer la masse d’argent de nos concitoyens installés outre-mer.

Ne serait-ce que pour les petites bourses, des circuits de transferts assez sécurisés et d’une fiabilité à toute épreuve auraient pu générer une ébauche de marché de devises régulier. Quant à ceux qui ont la possibilité d’investir dans les créneaux ouverts par la libéralisation de l’économie nationale, il faut reconnaître que les rouages ne sont pas totalement dégrippés au niveau des banques, du foncier et des autres secteurs de l’administration. Les mêmes écueils, en somme, que ceux rencontrés par les candidats étrangers à l’investissement. Pourtant, en matière d’innovation technologique, de management et de marketing, l’Algérie a beaucoup à gagner dans l’insertion de notre émigration dans les circuits économiques dont la gamme s’est beaucoup diversifiée à la faveur de l’ouverture de notre pays sur le monde extérieur. La fracture entre l’émigration algérienne et les autorités du pays a été consommée au point qu’aucun encadrement institutionnel ou administratif n’a pu attirer l’attention de nos ressortissants en Europe ou ailleurs de façon à ce qu’ils puissent contribuer à la reconstruction du pays et à la refondation de notre économie.

Synthèse de Mourad, www.algerie-dz.com
D’après le Jour d’Algérie