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La pratique du culte en Algérie intéresse l’Allemagne

 
La loi sur la pratique des cultes en Algérie pourrait être abordée à l’occasion de la visite de la chancelière de l’Allemagne Angela Merkel.
dimanche 13 juillet 2008.

L'Algérie, l'Allemagne et la pratique du culte. La chancelière allemande compte parler prosélytisme avec le Président Bouteflika parce que, nous dit une source de son gouvernement, « ses services ont été saisis par les églises, pour attirer leur attention sur une loi votée par l’Algérie, dont les dispositions inquiètent ». Les propos sont d’une source gouvernementale allemande qui a tenu, à l’instar de tous les responsables allemands, à garder l’anonymat parce que, nous a-t-elle dit, « je suis un fonctionnaire et les politiques n’aiment pas quand on parle à leur place ». « Quand elle sera en Algérie, la chancelière visitera en principe une mosquée parce que nous estimons que c’est important », nous a déclaré cette source jeudi dernier à Berlin. En fait, ce qui est important pour les Allemands, c’est qu’Angela Merkel « mette l’accent sur les questions religieuses », ajoute notre source. Et ce qui l’est plus, c’est de lier cette discussion au prosélytisme mais dont les effets inquiètent les autorités algériennes.

« Sans créer l’impression que nous voulons nous immiscer dans les affaires internes de l’Algérie, nous avons constaté avec un certain étonnement, qu’il y a une nouvelle loi sur la pratique des cultes en Algérie, dont certaines dispositions ne correspondent pas à notre vision de la liberté religieuse », explique le haut responsable allemand. Mais, lui avons-nous dit, la loi n’interdit la pratique d’aucune religion mais elle réglemente sa pratique, il faut en premier que ça se fasse dans un lieu légal, autorisé... « Qu’appelez-vous lieu légal, autorisé ? », nous a-t-il demandé pour souligner que « chez nous, la pratique de la religion c’est tout à fait libre, même si ça se fait dans des maisons et le prosélytisme n’est pas interdit chez nous ». Pour notre interlocuteur, « le prosélytisme n’a rien à voir avec les traditions des pays, mais c’est un droit de l’homme qui est universel, on ne peut se taire sur ça ». Et si Merkel a décidé d’en parler à Bouteflika - « elle trouvera la manière pour le lui dire » - « c’est parce qu’après ce qui s’est passé en Algérie, les églises ont réagi et nous ont écrit, il est clair que c’est un problème pour nous », affirme la source du gouvernement allemand.

Synthèse de Mourad, www.algerie-dz.com
D’après le Quotidien d’Oran