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L’Algérie s’engage dans l’Union pour la Méditerranée

 
L’Algérie sera représentée par le président Abdelaziz Bouteflika au sommet de l’Union pour la Méditerranée prévu cet après-midi à Paris.
dimanche 13 juillet 2008.

L'Algérie, la France et l'Union pour la Méditerranée. 42 chefs d’Etat et de gouvernement sont réunis aujourd’hui à Paris pour porter sur les fonts baptismaux le projet d’Union pour la Méditerranée. Le président français Nicolas Sarkozy doit marcher sur un nuage car cette affluence de dirigeants européens et du sud de la Méditerranée au sommet de Paris, dont il est l’initiateur et l’hôte, constitue pour lui un succès diplomatique et une opération médiatique de très bon rapport à un moment où sa cote de popularité dans son pays est au plus bas dans les sondages. Il reste toutefois que la présence en force des chefs d’Etat et de gouvernement au sommet de l’Union pour la Méditerranée ne garantit nullement la réussite automatique de la rencontre. Officiellement, tous les participants (dont l’Algérie) ont déclaré adhérer au principe de l’Union imaginé et proposé par le président français. Mais il est très vite apparu que les Etats de l’Union européenne et ceux de la rive sud de la Méditerranée ont des approches différentes sur l’esprit, le contenu et les objectifs constituant le socle et la justification de l’Union projetée.

En transformant le projet initial présenté par le chef de l’Etat français s’intitulant Union méditerranéenne en projet d’Union pour la Méditerranée, ses pairs européens ont ainsi marqué leur refus de sortir du cadre du processus de Barcelone, qui est pour leur Union celui dans lequel se déroule le dialogue, le partenariat et la coopération avec les Etats de la rive sud de la Méditerranée, notamment l’Algérie. Or, si ces pays veulent encore du dialogue, voire de l’union avec les Européens, ils posent la condition que cela se fasse dans une tout autre optique que celle ayant prévalu dans le processus de Barcelone et dont tout le monde admet qu’il n’a pas beaucoup servi à faire avancer dans le bons sens la coopération entre les deux bords de la Méditerranée. Pour les pays du Sud, l’échec qu’ils imputent au processus de Barcelone est à mettre au compte du comportement de leurs partenaires européens qui ont monopolisé le pouvoir de propositions et de décisions en son sein et imposé de ce fait des priorités en rapport avec leurs intérêts nationaux, ne recoupant pas toujours ceux des Etats du Sud méditerranéen.

Synthèse de Mourad, www.algerie-dz.com
D’après le Quotidien d’Oran