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L’Algérie dans le concert des nations

 
Malgré ses richesses naturelles, l’Algérie peine à imposer sa marque sur la scène internationale, estiment plusieurs experts.
mercredi 16 juillet 2008.

L'Algérie et l'Allemagne. Il n’est pas la moindre déclaration d’étrangers, où le nom de l’Algérie est prononcé, qui ne fasse pas réagir la presse algérienne par des analyses et commentaires à trame de fond identique : à savoir que notre pays est l’enjeu d’une convoitise universelle. L’Algérie, notre pays, n’est pas rien dans le concert des nations. Son peuple s’est acquis le respect universel par son courage et les sacrifices qu’il a consentis pour acquérir sa liberté et son indépendance. Sa voix a été de ce fait entendue et écoutée dans le monde tant que, fidèle à son héroïque passé, elle a été à l’avant-garde des combats aussi bien pour les libertés des peuples que ceux de leur promotion économique et sociale. C’est là malheureusement une époque révolue. Le capital respect dont a bénéficié notre pays a été graduellement érodé par les errements et les inconséquences tragiques dont ont été coupables les pouvoirs successifs qui l’ont dirigé.

L’Algérie n’intéresse aujourd’hui que parce qu’elle est un puits de pétrole et un champ de gaz, et qu’elle engrange un pactole financier qui fait saliver le monde des affaires internationales. Oui, notre pays est courtisé. Oui, des puissances étrangères se disputent « son amitié ». Mais pas parce qu’il serait devenu un acteur avec lequel il faut compter dans les rapports de force internationaux. Si on le courtise et qu’on titille son « ego national », c’est uniquement pour mieux le plumer. Et il faut reconnaître que ceux qui s’adonnent avec lui à l’exercice de ces flatteries sont en train de parvenir à leurs fins. Tout pays, tout Etat ne pèse sur la scène internationale que par son potentiel de puissance tant économique que militaire et culturelle. Aux trois plans, l’Algérie en est encore à des niveaux insignifiants. Ce qui ne la met nullement en situation de « jouer dans la cour des grands de ce monde », contrairement à ce dont nous nous gargarisons à chaque fois qu’une personnalité étrangère foule le tarmac de l’aéroport Houari Boumediène ou que notre Président se rend quelque part dans le monde. L’Algérie a tous les atouts pour devenir la grande puissance que nous voulons tous qu’elle soit. Qu’elle commence humblement par assurer le quotidien de vie de ses enfants, à jeter les bases de son développement en comptant d’abord sur ses propres capacités.

Synthèse de Samir, www.algerie-dz.com
D’après le Quotidien d’Oran