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L’Algérie déroule le tapis rouge à Angela Merkel

 
La visite d’Angela Merkel en Algérie est une opportunité de renforcer la coopération algéro-allemande et de convaincre les entreprises allemandes d’investir en Algérie.
vendredi 18 juillet 2008.

Angela Merkel en visite en Algérie. Un accueil des plus chaleureux et des plus solennels a été réservé par l’Etat algérien à la chancelière allemande, Mme Angela Merkel lors de son arrivée hier en fin d’après-midi à l’aéroport international d’Alger. Mme Merkel qui effectue une visite officielle de deux jours en Algérie à l’invitation du chef d’Etat, Abdelaziz Bouteflika, a été accueillie par le président de la République en personne. La venue de la chancelière allemande en Algérie, trois jours après la naissance de l’UPM, (Union pour la Méditerranée) a été largement commentée, non seulement en Algérie mais aussi dans la plupart des pays européens, notamment l’Hexagone. C’est dire l’importance que revêt la visite de Merkel en Algérie et aussi ses conséquences sur le plan des rapports régionaux tissés entre les pays du pourtour méditerranéen dont les responsables ont décidé d’offrir un nouveau sursaut à leurs relations bilatérales et multilatérales dans le cadre notamment de l’UPM. La visite d’Angela Merkel dont le pays est considéré comme étant la 3e puissance économique au monde replace derechef l’Algérie dans le carrefour des grandes nations.

Ainsi, le rôle-pivot qu’occupe l’Algérie dans les relations qu’entretient la Maghreb avec les pays de la rive nord de la Méditerranée se confirme davantage. Il y a donc beaucoup de symbolique qui rayonne dans le sillage de ce déplacement de la chancelière allemande, au profit bien sûr de l’Algérie déjà qualifiée par Berlin comme « pouvoir régional en Afrique et dans le monde arabe ». Mais, il y a aussi la notion d’intérêt mutuel qu’il faudra aussi faire valoir dans le cadre de cette visite. L’Allemagne, c’est connu, cherche à se libérer de sa dépendance de gaz vis-à-vis de la Russie et de la Norvège, et l’Algérie a plus que jamais besoin de structurer au mieux son réseau de PME, non sans prendre en considération les dernières innovations technologiques dans le domaine. Par cette visite qu’effectue Angela Markel en Algérie, il est désormais assez clair que l’Allemagne, véritable poumon industriel européen et mondial, compte bel et bien rattraper un grand retard en matière d’investissement en Algérie. En effet, quoique l’on dénombre quelque 150 entreprises et bureaux de liaisons allemands implantés en Algérie, cela semble insuffisant au regard de Berlin, compte tenu bien sûr des offres d’investissement, aussi multiples et diversifiées qu’offre le pays. Pour autant, l’Allemagne reste le 4e fournisseur de l’Algérie. Elle est son 13e client en 2006. Le volume des échanges commerciaux entre les deux pays avait atteint près de 2 milliards d’euros au cours de l’année dernière.

Synthèse de Mourad, www.algerie-dz.com
D’après le Jour d’Algérie