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Le coût du permis de conduire en Algérie relevé dès septembre

 
Le coût du permis de conduire en Algérie pourrait atteindre près de 30 000 DA dès le mois de septembre selon un responsable d’une auto-école à Tizi Ouzou.
dimanche 20 juillet 2008.

Le permis de conduire en Algérie. Abderrahmane Babouche, directeur d’auto-école au niveau de la wilaya de Tizi-Ouzou, a expliqué que cette augmentation du coût de la formation pour l’obtention du permis de conduire en Algérie a été décidée suite aux nouvelles dispositions prises par le ministère de tutelle. Les auto-écoles seront tenues en effet de tenir 30 leçons avant chaque examen de code et de conduite. Ces mêmes leçons seront, en outre, d’une durée d’une heure au lieu de 45 minutes. Autrement dit, cette nouvelle tarification a été dictée par l’augmentation du volume horaire de la durée de formation des candidats. Par cette “réforme”, le ministère de la tutelle espère faire de la formation son credo afin de minimiser et pourquoi pas réduire à néant la violence routière qui fait vraiment ravage sur les routes algériennes. Babouche s’est d’ailleurs félicité de cette nouvelle disposition, bien qu’il estime que beaucoup reste encore à faire dans ce domaine afin d’atteindre le risque zéro sur la route. “Nous avons toujours dit qu’il faudrait s’attaquer à la base pour espérer éradiquer le phénomène des accidents sur les routes d’Algérie. Aujourd’hui, force est de constater qu’il y a une prise de conscience des autorités”, a dit le même directeur qui a, toutefois, soulevé le manque, par exemple, de circuit d’exercice et d’examination qui sont quasi-inexistants, a-t-il fait remarquer, au niveau de la wilaya de Tizi Ouzou.

En dépit de ce manque, qu’on qualifiera, quand même de taille, ce directeur a grand espoir à ce qu’une nouvelle génération de conducteurs soit formée. Une nouvelle génération qui doit, donc, toutefois, creuser, pour ainsi dire, au fond de ses ressources afin d’obtenir ce fameux permis de conduire. Il faut dire que ce dernier, avec cette nouvelle tarification applicable dès la prochaine rentrée sociale ne sera plus à la portée de tout le monde dans une Algérie où le pouvoir d’achat est loin d’être dans une situation reluisante. “Ce seront surtout les jeunes qui sentiront le plus ce coup dans la mesure où ils sont les plus exposés au chômage qui touche l’Algérie. Il faut reconnaître, en outre, et ce pour peu que toutes les écoles spécialisé s’y mettent, que les cours et la formation seront plus consistants, cela contrairement aux années précédentes, où certains faisaient dans la nonchalance à tel point que des permis étaient vendus sans que le candidat ne suive aucune leçon”, a estimé M. Babouche.

Synthèse de Rayane, www.algerie-dz.com
D’après la Dépêche de Kabylie