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L’université algérienne attend sa réforme

 
Une réforme profonde de l’univestité algérienne s’impose pour former des cadres et des ingénieurs de classe mondiale.
mardi 29 juillet 2008.

L'université algérienne est malade. Comment faire comprendre qu’un étudiant bien formé vaut, pour l’Algérie, mieux que mille étudiants mal formés ? Comment expliquer qu’il ne suffit pas de traîner un cartable au bout du bras pour être enseignant ? Comment pleurer le mal qui ronge l’université algérienne depuis si longtemps et comment crier à la face du monde une colère longtemps retenue devant l’inconscience et l’irresponsabilité de ceux-là mêmes qui devraient constituer le premier rempart contre toute atteinte portée par les ignares, les déchirés, les incapables, les parvenus, les faux et les pseudo-éhontés, dépourvus de la moindre insouciance ? L’université algérienne ne ressemble plus à l’université algérienne même si d’aucuns, histoire de défendre une croûte des plus putréfiées, ne vivent que pour soutenir le contraire, une attitude qui ne les honore certainement pas et qui, en plus, ne les convainc même pas.

La dilution par le nombre est tellement terrible et la dénaturation si profonde que, à elle seule, l’idée de redresser la situation donne de grands vertiges. Par où commencer lorsque le sac perd de partout ? Le pire dans tout cela, c’est que, mus par des comportements illégitimes et des acquis non mérités, il en est toujours qui trouvent quelque chose à dire. On vous jette à la figure des arguments trempés dans la tromperie et des explications qui ne dupent plus personne, ou alors on vous regarde d’un air qui pourrait vous faire douter de votre bonne santé mentale. Cette manière de faire vise d’abord à empêcher toute critique, et donc toute amélioration, afin que la médiocrité continue à servir et que la bêtise perdure. Jusque-là, on peut dire que ça a réussi, et drôlement même, du moment que l’univestité algérienne a fini par mettre genou à terre. Même le président de la République a fini par tirer la sonnette d’alarme en qualifiant notre université de vestige romain...

Synthèse de Bilal, www.algerie-dz.com
D’après Le Quotidien d’Oran