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L’Etat efface les dettes des communes d’Algérie

 
Pas moins de 22 milliards de dinars de dettes des communes d’Algérie seront effacées par l’Etat dans le cadre de la LFC 2008.
vendredi 1er août 2008.

Karim Djoudi s'exprime sur les dettes des communes d'Algérie. Une mesure qui soulagera un tant soi peu les importants déficits financiers que ne cessent d’accumuler les collectivités locales à travers l’Algérie. C’est le ministre des Finances, Karim Djoudi qui a rendu publique cette information, il y a quelques jours, sur les ondes de la radio Chaîne III. Le premier argentier du pays a mis en avant dans son intervention la nécessité de venir en aide aux Assemblées Populaire Communales, en leur qualité de moteur du développement local, par notamment un allégement de leur endettement. Le ministre indiquera que plusieurs mesures ont été prises dans ce sens par le Gouvernement, “ dans le cadre du budget de fonctionnement tel la création de 3400 postes d’emploi dans les différentes APC et viendrait renforcer le fonctionnent des collectivités dans son volet gestion, par notamment l’informatisation ”. Karim Djoudi indiquera également qu’une réforme de la fiscalité locale est engagée. Elle prendra en compte “ une nouvelle répartition dans le produit de l’impôt sur le revenu global, et le relèvement de la taxe sur le chiffre d’affaires applicable sur le transport par canalisation qui sera de 1% pour les communes ”.

Le Gouvernement a aussi décidé de relever de l’allocation forfaitaire de solidarité qui passera de 1 000 à 3 000 DA, a fait savoir le ministre, qui précisera que la loi de finances complémentaire a été élaborée sur la base d’un prix de référence de 37 dollars le baril, au lieu du sempiternel prix à 19 dollars, adopté à chaque nouveau texte depuis plusieurs années déjà, et qui n’a pas manqué de soulever à chaque fois une salve de critiques. Pour Karim Djoudi, cette décision est motivée par la tension enregistrée ces derniers mois sur les produits pétroliers et la hausse des prix et la baisse du déficit de Trésor en Algérie. Une situation qui a incité le gouvernement, poursuit-il, à “ajuster le prix de référence”. Il souligne à ce propos, que deux éléments sont pris en compte dans l’élaboration de la loi de finances. Le premier étant de garantir une pérennité des ressources fiscales car le programme d’investissements publics s’inscrit à long terme. En second lieu, le Gouvernement se soucie d’arriver à avoir “des revenus qui permettent un déficit acceptable”. “Le différentiel entre le prix de référence et les prix sur les marchés du brut, est injecté dans le fonds de régulation des recettes qui permet une épargne budgétaire de l’ordre de 40% du PIB.

Synthèse de Mourad, www.algerie-dz.com
D’après Liberté