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Les accidents de la route en Algérie et le facteur humain

 
Le facteur humain est à l’origine de plus de 90% des accidents de la route en Algérie selon le ministère du Transport.
mercredi 6 août 2008.

Les accidents de la route en Algérie. Les dépassements dangereux sont à l’origine de 8 à 9% des accidents de la circulation routière en Algérie, selon les statistiques. Et ce n’est pas par hasard que le choix, pour la campagne de sensibilisation qui a débuté hier et prendra fin le 15 septembre, a été porté sur le thème « le dépassement dangereux, un dépassement contre la vie ». 91% des accidents de la route en Algérie sont dus au facteur humain, et parmi ces facteurs « il y a l’excès de vitesse » a signalé Messaoud Nasser, représentant du ministère du Transport. Selon ce dernier, l’excès de vitesse, lié au dépassement dangereux notamment en zone rurale où l’on enregistre le taux le plus élevé des accidents avec 54,66%, est, dans tous les cas, la cause principale des accidents de la route en Algérie. Bien que cette action sera menée au niveau local et national avec le concours de plusieurs ministères et institutions, cela reste « insuffisant », a-t-on estimé lors de la conférence de presse organisée par le Centre national de prévention et sécurité routières (CNPSR), hier, à Alger.

Les chiffres, pour le premier semestre 2008, font état de 18.775 accidents de la route enregistrés en Algérie. En 2007, durant la même période, il a été enregistré 18.928 accidents. Le nombre de blessés, en ce premier semestre 2008, a augmenté de 1.954 par rapport au premier semestre 2007 où le nombre de blessés enregistré a été de 27.246. Quant au nombre de morts enregistrés, en ce premier semestre 2008, il est de l’ordre de 1.968 morts. En 2007, durant la même période, il a été enregistré 1.835 morts. La prévention, a-t-on estimé, ne peut à elle seule mettre un terme à l’hécatombe des accidents de la circulation en Algérie. Le représentant du commandement général de la Gendarmerie nationale, M. Kara Amar, a estimé qu’il y a lieu de durcir la loi en ce qui concerne les infractions au code de la route, d’autant que « le code de la route en vigueur reste confus sur certains points et il est difficile, parfois, de qualifier des infractions ». Il signale qu’il faut aller vers l’élaboration d’un seul code qui sera la seule référence. Un code « répressif » a-t-il ajouté.

Synthèse de Samir, www.algerie-dz.com
D’après le Quotidien d’Oran