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Les cimenteries menacent la santé en Algérie

 
Les cimenteries construites en Algérie sont parfois proches des agglomérations ce qui représente un risque sanitaire aux citoyens.
mardi 12 août 2008.

Les cimenteries et la santé des citoyens en Algérie. La tendance dans les pays développés est à la « délocalisation » et à l’éloignement des cimenteries des agglomérations, ce qui n’est pas toujours le cas en Algérie. En Europe, les installations de ce genre sont « pourchassées » par les associations de défense de l’environnement et les populations basées dans les périphéries des sites où elles sont implantées. Les Etats ont réagi à cette large « demande sociale », très légitime au demeurant, par une réglementation de plus en plus regardante sur les normes d’implantation et d’exploitation de ce genre d’industrie. Des règles très strictes sont exigées pour la réalisation de nouvelles cimenteries, alors qu’une « mise en conformité » avec les nouvelles normes de sécurité à tous les niveaux est exigée des installations déjà existantes. Et pour cause, les cimenteries sont à la source de beaucoup de risques sur la santé et la quiétude publiques ainsi que sur l’environnement. Une petite recherche Internet permet d’établir que le risque majeur réside dans les émissions polluantes des fours des cimenteries, grands producteurs de CO2.

Ainsi, les professionnels européens du secteur, fuyant les pressions réglementaires de leurs pays et celles de la société civile, s’installent ailleurs, encouragés en cela par l’explosion de la demande sur le ciment dans les pays en plein développement comme l’Algérie. Mais, cette délocalisation n’est malheureusement pas à l’ordre du jour chez nous. Alger, pour ne parler que de la capitale du pays, est « ceinturée » par deux cimenteries, l’une à Meftah, dans la wilaya de Blida, et l’autre à Raïs Hamidou, implantée dans la wilaya déléguée de Bab El-Oued. L’existence de ces deux entreprises est apparemment bien partie pour durer malgré leur « mauvaise implantation », selon les citoyens de ces localités qui n’ont jamais cessé d’exiger leur fermeture, vu tous les désagréments et dangers, cités plus haut, qu’elles représentent pour leur santé et leur cadre de vie. Le groupe français Lafarge a acquis, en juin dernier, 35% du capital de la cimenterie de Meftah et le groupe mettra en œuvre, assure-t-il, « un programme d’investissement visant à la modernisation de (cette) cimenterie ». Ce qui veut dire que la « délocalisation » de celle-ci n’est pas pour demain. « Nous saisissons tous l’importance du ciment dans la situation actuelle du pays, mais l’Algérie est vaste », s’accordent à dire, en substance, les citoyens des deux localités qui rappellent qu’ »ils peuvent installer « leurs » cimenteries là où elles ne risquent pas d’empêcher les gens, notamment, de dormir ». « Plus de la moitié des habitants sont atteints de l’asthme à cause de la poussière du ciment », souligne un jeune membre d’une association de citoyens de Meftah qui rappelle que « là où cette poussière passe, la végétation trépasse ».

Synthèse de Rayane, www.algerie-dz.com
D’après le Jeune Indépendant