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La frontière Algérie-Maroc de tous les trafics

 
La frontière entre l’Algérie et le Maroc enregistre une forte activité des trafiquants de drogues et de carburants.
samedi 23 août 2008.

Trafics à la frontière entre l'Algérie et le Maroc. Les produits expédiés vers le Maroc sont divers. Outre le carburant, différents produits alimentaires algériens atterrissent chez les Marocains. De la semoule, de la farine, du lait et dérivés, de l’huile, que l’Etat subventionne à coup de milliards, sont acheminés vers le Maroc. Les contrebandiers trouvent leur compte dans ce business. Le carburant est revendu à 950 DA le bidon de 30 litres et atteint même 1 100 DA en été, nous dit-on. Les problèmes aux frontières entre l’Algérie et le Maroc vont au-delà de ceux de la contrebande. Parmi ceux que vit la région et dont la solution doit venir du côté marocain, le problème des déchets se déversant dans l’oued séparant les deux territoires. Oued Abou Naïm du côté marocain qui devient oued Moule en arrivant en Algérie, et débouchat sur un important barrage, à Boughrara du côté algérien. Plus de 40 entreprises marocaines y déversent leurs déchets. Alors que le problème a été pris en charge du côté algérien, une promesse marocaine de réaliser une station d’épuration dans son territoire, maintes fois réitérée, se fait toujours attendre. Entre temps, les gendarmes dressent leur embuscade. Lanternes de véhicules éteintes, ils attendent d’éventuels contrebandiers. Une voiture de couleur blanche arrive en provenance du Maroc. Elle est aussitôt interceptée et minutieusement fouillée. Les hommes en vert ont insisté sur la roue de secours dans laquelle pourrait être dissimulé du kif venant du Maroc.

Le jeune conducteur, interrogé sur la raison de sa présence à cet endroit à une heure aussi tardive, répond qu’il était allé voir des parents au Maroc. C’est une réponse passe-partout, puisque tous les automobilistes avaient presque tous la même réponse. Les traces de mazout trouvées à l’intérieur du véhicule laissent penser qu’il venait de livrer la quantité de carburant qu’il a transférée au Maroc, mais les gendarmes n’avaient aucune preuve palpable à retenir contre lui. Plusieurs autres véhicules ont été fouillés par la suite sans pour autant trouver quoi que ce soit sur les occupants. Les contrebandiers utilisent surtout les véhicules qui ont des réservoirs de grande capacité, nous a affirmé notre interlocuteur. Pour lutter contre ce fléau portant atteinte à l’économie nationale, des mesures ont été prises, se soldant par la fermeture de 4 pompes à essence sur les 27 existantes sur la frontière. Les contrebandiers des carburants appelés hellaba, se procurent des carburants avec la complicité de gérants de stations-service qui leur vendent la marchandise à des prix plus élevés, nous ont raconté encore des habitants de ces localités frontalières. Les régions frontalières du Maroc comptent beaucoup sur les produits de contrebande venant d’Algérie pour survivre, nous dit-on. Pour leur développement, un programme des Nations unies a été mis en œuvre.

Synthèse de Samir, www.algerie-dz.com
D’après le Jeune Indépendant