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Condamnées en Algérie pour pratique de l’avortement

 
Deux femmes ont été condamnées en Algérie à de la prison ferme pour avoir pratiquer l’avortement sur de jeunes filles.
lundi 25 août 2008.

L'avortement interdit en Algérie. Dix ans de prison ferme assortis de 20 000 dinars est le verdict prononcé récemment par le président du tribunal correctionnel d’Hussein Dey à l’encontre d’une femme et de sa fille pour s’être rendues coupables d’un acte illégal réprimé par la loi en Algérie, à savoir : l’avortement. Les deux mises en cause ont été arrêtées suite à une plainte déposée par une fille-mère qui a accepté de faire avorter son fœtus, en voie de croissance, qu’elle a eu suite à une relation illégitime. Par la suite, le fœtus a été jeté dans une décharge publique après avoir été enveloppé dans un drap. La plaignante a reconnu avoir répondu favorablement aux vœux des deux accusées qui ont réussi à faire avorter pas moins de 15 filles âgées entre 15 et 30 ans. Selon l’accusatrice, les intéressées exigeaient de leurs « clientes » de leur verser des sommes allant de 50 000 à 100 000 dinars contre les « opérations » d’avortement qui ne duraient que deux heures. Elle a fait savoir également que les avorteuses saisissaient les pièces d’identité de leurs clientes pour exercer une forme de chantage sur elles, les poussant à verser la totalité des montants convenus.

Présentées devant le procureur de la République, les deux mises en cause ont été placées sous mandat de dépôt à l’établissement pénitentiaire d’El-Harrach, sous le chef d’inculpation d’association de malfaiteurs et d’exercice de méthodes contraires à la médecine en Algérie. Au cours de leur passage à la barre, les concernées ont nié avoir agi de la sorte mais elles ont perdu de leur assurance lorsque l’une des femmes ayant recouru à leur service déclara que la fille et sa mère lui ont administré des médicaments qui lui ont provoqué des douleurs atroces au bas-ventre. Elle a par ailleurs affirmé qu’elle a hésité à prendre ces médicaments mais ces dernières l’ont contrainte à le faire sous prétexte qu’elle n’avait pas le choix. Le procureur de la République a déclaré que toutes les preuves légales et matérielles sont réunies dans cette affaire, à commencer par l’aveu de la fille-mère et la saisie des pièces à conviction récupérées par la police lors de la perquisition effectuée dans le lieu où se pratiquaient les opérations illégales d’avortement. Le représentant du parquet a enfin requis 15 ans de prison ferme contre les deux accusées et cinq ans contre la fille-mère. Les avocats de la défense ont sollicité l’application des articles ayant trait aux circonstances atténuantes conformément à l’article 53 du code pénal et à l’article 592 du code de procédure pénale.

Synthèse de Samir, www.algerie-dz.com
D’après le Jeune Indépendant