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L’Algérie à la veille de la rentrée sociale

 
La rentrée sociale s’annonce chargée en Algérie à l’approche du mois de ramadhan 2008.
mercredi 27 août 2008.

La rentrée sociale en Algérie. Tout a été dit à propos de la rentrée sociale en Algérie dont certaines catégories professionnelles commencent déjà à consommer les premiers jours en s’exposant à être consumés par la psychose de la mercuriale flamboyante du mois de ramadhan qui pointe déjà le bout de son nez. Présentée comme le monstre du Loch Ness, aussi bien sur le plan social que politique, cette échéance a l’inconvénient majeur d’être extirpée du calendrier annuel pour en faire une échéance fatale. On « omet » souvent, dans les milieux de la presse et au sein des cercles politiques, de préciser que cet « abcès » de septembre n’en est un que par une forme d’illusion d’optique qui fait se concentrer les regards sur un seul point du cercle qui dessine l’année. Aussi bien la hausse des prix de certains produits de large consommation et des matériaux de construction en Algérie que les sempiternels problèmes bureaucratiques grevant la gestion quotidienne des mairies, des écoles, de l’université et des autres structures de proximité ; tous ces travers et malaises constituent malheureusement le pain quotidien des Algériens. Le contraire - c’est-à-dire un épiphénomène conjoncturel propre à la rentrée - serait vécu comme un simple accident de parcours qui nous montrerait à l’occasion que nous étions, jusque-là, sur la bonne voie.

Hélas ! La crise que vit l’Algérie depuis l’explosion d’octobre 1988 est de type structurel, pour user d’un concept qui sied au jargon des sciences économiques et sociales. C’est une longue transition d’une économie administrée et rentière vers une économie de production. Si la transition avance à pas de tortue, c’est parce que le changement exigé par l’étape qualitative à laquelle aspire le pays ne peut pas se faire à coups de baguette magique ni par des formules incantatoires. Plus que des entreprises publiques à rationaliser et à mettre à niveau, plus que des efforts à fournir pour conférer pertinence et efficacité aux appareils de l’administration et de la justice et au-delà des chiffres de réussite au baccalauréat à rehausser, c’est à des mentalités figées, à des comportements moulés dans la médiocrité et la corruption et à des attitudes rigides mues par le seul appât du gain que l’on a affaire. Dès lors, il n’est pas étonnant que toute la machine des réformes économiques en Algérie mise en branle depuis presque une décennie soit engluée dans la culture de l’approximation et de l’improvisation. Certes, en lançant les grands projets structurants inscrits dans les deux programmes (PSRE et PSCE) marquant ses deux mandats, le président de la République a certainement vu juste même si certaines réserves techniques, relatives à l’impréparation de nos entreprises de réalisation et à un déficit en matière d’études préalables, furent émises par des économistes ou des responsables même de l’Exécutif. Hormis ce « plan Marshall » algérien, toutes les réformes de nature à générer de l’emploi, de la plus-value sociale et des richesses sont depuis longtemps mises sous le coude. Le climat d’investissement en Algérie - politique du crédit, marché foncier, encadrement juridique (arbitrage, contentieux) - est jugé par les analystes les plus indulgents comme étant le plus dissuasif du bassin méditerranéen.

Synthèse de Samir, www.algerie-dz.com
D’après Le Jour d’Algérie