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La France refuse d’admettre ses crimes en Algérie

 
La France persiste à refuser de s’excuser officiellement pour les crimes commis en Algérie pendant 132 ans de colonisation.
dimanche 7 septembre 2008.

La France a commis de graves crimes en Algérie. En signant, la semaine dernière à Tripoli, l’accord par lequel son pays s’engage à verser à la Libye, cinq milliards d’euros sur 25 ans, Sylvio Berlusconi n’a fait que reconnaître le tort et le préjudice de l’occupation italienne de la patrie d’Omar El-Mokhtar. En signant de son côté, El-Kadhafi n’a pas été regardant sur le montant, ce qui signifie que les Libyens ont su apprécier à sa juste valeur l’acte de Berlusconi. Un acte qui, contrairement aux paroles insensées de Sarkozy, permet d’assumer les erreurs et les exactions des ancêtres. L’accord de samedi n’est pas une première en soi, bien sûr, mais il revêt une importance particulière, précisément à ce moment, aussi bien pour l’Algérie que pour la France

En effet, si les Italiens d’aujourd’hui ont eu le courage et le mérite d’assumer la continuité de leur société, de leur Etat et de leur histoire, en reconnaissant leur tort passé, on peut légitimement se demander ce qui empêche la France officielle de faire de même pour une colonisation de l’Algérie plus destructrice, plus longue, et beaucoup plus meurtrière. Des deux côtés de la Méditerranée, on s’est toujours plaint de la difficulté à tourner la page, sans avoir jamais rien fait pour y arriver. S’il est plus que nécessaire d’exorciser les démons, aujourd’hui avant demain, il n’appartient, cependant, pas à la victime d’effacer la noirceur d’une page de plus de cent trente ans d’injustice, de mépris, de destruction, de feu, de sang, de larmes, d’exils et de vies humaines. C’est pourquoi l’acte italien devrait certainement servir d’exemple et donner à réfléchir à la France qui refuse d’admettre ses crimes en Algérie et de présenter des excuses officielles au peuple algérien.

Synthèse de Mourad, www.algerie-dz.com
D’après le Quotidien d’Oran