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Pas d’avortement légal en Algérie

 
L’interdiction de l’avortement en Algérie pousse les femmes ayant eu des grossesses non désirées à faire appel aux voies illégales pour avorter.
mercredi 17 septembre 2008.

L'avortement en Algérie. Deux ans de prison ferme assortis de 20 000 DA, tel est le verdict prononcé récemment par le président du tribunal correctionnel de Sidi M’Hamed de la cour d’Alger à l’encontre d’un gynécologue poursuivi pour pratique illégale de l’avortement en Algérie. Les faits de cette affaire remontent au mois de juin dernier lorsque les services de la police judiciaire d’Alger-Centre reçoivent une communication téléphonique dans laquelle les informateurs dénoncent les agissements illégaux d’un gynécologue qui procède à des avortements en contrepartie de sommes d’argent allant de cinq à dix millions de centimes. Les enquêteurs se rendent alors au cabinet médical du mis en cause dans le cadre d’une enquête qui a permis de découvrir que pas moins de treize avortements ont eu lieu en deux mois dans ce cabinet. Les investigations ont pu conduire à déterminer que l’âge de ces filles variait entre 18 et 31ans.

Interrogé, le gynécologue a sans hésitation aucune reconnu tous les faits, mais en déclarant aux enquêteurs qu’il n’avait fait que son devoir de médecin. Présenté devant le procureur de la République du tribunal d’Alger, l’accusé, qui possédait un cabinet médical en plein centre de la capitale, a été placé sous mandat de dépôt et incarcéré à l’établissement pénitentiaire de Bab Edjedid (ex-Serkadji). Lors de son passage à la barre, le médecin a maintenu les premières dépositions faites au niveau de l’instruction judiciaire. Mais le magistrat en charge du dossier ne l’a pas l’entendu de cette oreille, faisant savoir que l’avortement illégal en Algérie est un acte réprimé par le code pénal dans son volet relatif aux fautes commises par les fonctionnaires des différents corps dans l’exercice de leurs fonctions. Le mis en cause a clamé qu’il ne pouvait refuser de porter aide et assistance à des personnes en danger moral. Il a en outre fait savoir qu’aucune de ses patientes n’est décédée à la suite de ces avortements qu’il déclare être « légaux ».

Synthèse de Samir, www.algerie-dz.com
D’après le Jeune Indépendant