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L’Algérie fait appel à ses scientifiques immigrés

 
L’Algérie ambitionne de développer la recherche scientifique avec la participation des scientifiques algériens installés à l’étranger.
jeudi 18 septembre 2008.

La recherche scientique en Algérie. Le gouvernement prend de plus en plus conscience de ce que les compétences algériennes établies à l’étranger puissent donner au service de l’Algérie. En partenariat avec le ministère de l’Enseignement et de la Recherche scientifique, l’ACA (Association des compétences algériennes) fait appel aux compétences algériennes vivant à l’étranger pour déposer leur candidature afin de mener des projets de recherche, apprend-on de sources proches du ministère. Cette nouvelle initiative consiste à lancer une stratégie globale visant à renforcer le secteur de la recherche scientifique comme base de développement technologique et économique. L’appel est donc lancé à toutes les compétences algériennes vivant à l’étranger de participer, d’abord comme membres des différents comités et éventuellement comme chefs de projet de recherche en Algérie. Pour la mettre en œuvre, l’ACA a été chargée d’identifier les candidats pour les comités sectoriels. Le rôle de ces comités est de mettre en place une stratégie et d’identifier des projets porteurs pour chacun des 34 programmes nationaux prévus dans ce cadre. La formation de ces comités sera finalisée au plus tard le 30 octobre prochain.

Les premiers programmes seront lancés d’ici à la fin de 2008 ou le début de 2009. Ces comités seront habilités à mettre en place les critères et procédures pour l’acceptation et l’évaluation des propositions de projets. La priorité pour la nomination dans ces comités sera donnée à ceux qui ont une expérience dans la direction de projets de recherche scientifique dans les milieux académiques ou industriels. Les programmes concernent au total 34 catégories, dont les travaux publics, l’éducation et la formation, la langue arabe et la linguistique, la pêche, la technologie industrielle, la communication, l’économie, le droit, la jeunesse et les sports, l’histoire et la résistance populaire et l’hydrocarbure. Pour cette nouvelle stratégie, le gouvernement déboursera 100 milliards de dinars, souligne-t-on. Ce financement sera étalé sur une période de 5 ans. La sélection sera basée sur plusieurs critères, à l’exemple de l’expérience dans le domaine. Les candidats doivent également être disponibles et motivés. Notons également que les compétences algériennes n’ayant pas quitté l’Algérie ne sont pas éliminées, selon notre source. La sélection s’effectuera par les universités algériennes et les instituts de recherche. Cette nouvelle démarche du gouvernement vient combler un vide dans la mesure où il n’arrivait pas à mettre en place un environnement favorable au retour de ces derniers. En 10 ans, plus de 40 000 chercheurs ont quitté le pays.

Synthèse de Rayane, www.algerie-dz.com
D’après le Jeune Indépendant