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Mystère en Algérie sur l’ambition de Bouteflika

 
Le président Abdelaziz Bouteflika ne s’est pas encore exprimé sur l’élection présidentielle prévue en Algérie au printemps 2009.
vendredi 19 septembre 2008.

Abdelaziz Bouteflika le président de l'Algérie. Les campagnes, hautement tapageuses, orchestrées en Algérie dans un passé pas lointain par des leaders partisans intéressés par un prolongement de règne du président Bouteflika, ont cessé net. Comme pour obtempérer à un ordre ferme et indiscutable. Abdelaziz Belkhadem, qui éleva le plus la voix pour réclamer une révision de la Constitution devant permettre une candidature supplémentaire de Bouteflika, se résigne, notamment depuis son éjection de son siège de Premier ministre, au silence sidéral. Un mutisme qui donne à comprendre qu’il est lui-même dans le doute, du moins qu’il éprouve une peine énorme à percer le mystère des atermoiements présidentiels en Algérie. En effet, depuis le début de l’été, voire même bien avant, le président Bouteflika s’est interdit le moindre accent qui trahirait en lui une velléité de postuler à un troisième mandat consécutif comme président de l’Algérie. C’est à croire qu’il se retrouve prisonnier d’une hésitation paralysante. Une hésitation qui laisse inévitablement sans mouvement non point ses seuls collaborateurs et courtisans mais aussi l’ensemble des acteurs politiques.

A six mois de la présidentielle, la scène politique demeure orpheline de la moindre frénésie qui aurait planté un soupçon de décor adéquat à une période de précampagne électorale. Tout se déroule comme si la perspective est suffisamment éloignée dans le temps et autorise donc le farniente. A cela, il y a évidemment une raison : l’indécision présidentielle. Celle-ci agit sur la classe politique en général et essentiellement sur les potentiels candidats qui restent comme tétanisés par le flou ambiant. Car, il leur importe vraiment de savoir dans quel type de compétition ils devront concourir mais aussi qui s’aligneront sur la ligne de départ. Et le plus important d’entre les éventuels compétiteurs reste indubitablement le président Bouteflika. Les stratégies et les engagements électoraux en Algérie seront nécessairement fonction de cette candidature. Or, celle-ci hésite toujours à se décliner, libérant, du coup, toutes les spéculations. Il n’est plus désormais insensé, comme au temps des velléités franchement affirmées, de penser que le président Bouteflika ne voudrait pas tant renouveler le bail pour le palais d’El- Mouradia.

Synthèse de Mourad, www.algerie-dz.com
D’après Le Soir d’Algérie