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L’Algérie à l’approche de l’Aïd

 
Les finances des familles en Algérie vont être sous pression à l’approche de l’Aïd après les dépenses de la rentrée scolaire et du ramadhan.
dimanche 28 septembre 2008.

L'aid en Algérie. Véritable gouffre dans lequel se sont retrouvées les familles algériennes durant cette période marquée à la fois par les dépenses des vacances pour certains, du ramadan et de la rentrée scolaire pour d’autres. Mais le coup de grâce est porté par les dépenses de la fête de l’Aïd en Algérie qui vont plumer plus d’un. La cherté des vêtements pour enfants a vidé les poches des familles déjà sous le choc de milliers de dinars déboursés pour la rentrée scolaire. En effet, pour habiller un garçon de 14 ans, il faut débourser une moyenne de 8 000 dinars contre 10 000 dinars pour une fille du même âge. Il suffit de se rendre dans n’importe quel point de vente de la capitale pour se rendre compte de la folie des prix affichés pour les produits de fabrication locale pendant que ceux importés sont hors de portée. Selon Yacine, père de trois filles de 11 ans, 8 ans et 6 ans, et ayant un salaire qui ne dépasse pas 25 000 dinars, les dépenses qu’il a effectuées durant ce mois ont atteint environ 60 000 dinars. Il explique que le prix des affaires scolaires pour ses trois filles sont d’environ 6 000 dinars, alors que les dépenses pour les besoins du ramadan sont de 30 000 dinars et 13 000 dinars ont été déboursés pour l’achat des vêtements de qualité modeste.

Cela, dit-il, sans compter d’autres frais notamment pour la préparation des gâteaux de l’Aïd en Algérie. Plusieurs familles sont dans le même cas que celui de Yacine. Elles possèdent un salaire 3 fois moins important que les dépenses effectuées durant le ramadan, la rentrée scolaire et l’Aïd. Ils sont aussi des milliers à s’endetter pour pouvoir honorer toutes ces dépenses qui sont encore considérées comme obligatoires, au risque même de courir à sa ruine. Ces familles sans revenu ou recensées comme étant pauvres par les autorités, attendent toujours les dons des âmes charitables. Malgré cela, leurs dépenses sont aussi importantes compte tenu de leur mode de vie dans un environnement où chacun veut être mieux loti que le voisin. Et c’est une habitude bien ancrée chez nos concitoyens. Selon des témoignages recueillis auprès de certains ménages de catégorie moyenne, les dépenses effectuées durant le mois de ramadan ont déjà atteints entre 40 000 et 55 000 dinars. Cette fourchette concerne uniquement les approvisionnements en denrées alimentaires pour les besoins du f’tour pour des familles de 3 à 4 membres. Tandis que pour d’autres familles plus nombreuses, la dépense est double et peut atteindre 100 000 dinars. Cette fièvre se poursuivra par la bousculade devant les magasins même à une heure tardive de la nuit.

Synthèse de Samir, www.algerie-dz.com
D’après le Jeune Indépendant