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Peu de commerce pendant l’Aïd en Algérie

 
Le peu de commerces ouverts pendant la fête de l’Aïd en Algérie incitent beaucoup de familles algériennes à s’approvisionner avant la fête.
lundi 29 septembre 2008.

Le commerce durant l'Aid en Algérie. Durant les fêtes de l’Aïd en Algérie, comme procédant d’un rituel auquel ils doivent se satisfaire, les commerces baissent rideau. Pas tous mais dans une portion suffisamment large pour donner aux villes l’image de cités avachies. La pause peut durer jusqu’à une semaine pleine. Naguère, cet entracte dans la vie commerçante, fort éprouvant, est expliqué par le fait que les tenanciers de boutiques partaient passer les fêtes de l’Aïd dans des villes et villages natals et ou subsistaient de nombreuses ramifications familiales. Le temps, cependant, n’a pas altéré cette habitude qui voudrait que seulement une portion congrue commerce durant les fêtes. Ce qui n’est pas pour vernir la gaieté des familles puisque, pour s’approvisionner en pain, par exemple, il faudra arpenter boulevards, rues et venelles avant de dénicher une boulangerie ouverte. Et encore, il faudra pointer durant un créneau horaire bien précis, la baguette de pain n’est pas disponible toute la journée durant. Les restaurants, comme pour rallonger le carême de quelques jours, demeurent fermés. Déjeuner ou dîner nécessite souvent d’aller au-delà des limites de son quartier de résidence ou de son lieu de travail.

L’atténuation de l’activité commerçante en Algérie dure quatre à cinq jours, parfois une semaine. Ce n’est que passé cette période que la vie reprend dans la cité. La ville retrouve alors son grouillement, son agitation, ses bruits à vous désarçonner un sourd, ses va-et-vient incessants. Car, il faut dire que les transports ne restent pas en marge de ce ralenti qui gagne la ville durant les fêtes de l’Aïd. Prendre un bus, public ou privé, trouver un taxi nécessite d’interminable temps d’attente. Il vous faut une sacrée dose de patience s’il vous prend de vous déplacer durant l’Aïd, à moins que vous rouliez carrosse. Cette année, l’Aïd, qui sera célébré mardi ou mercredi, ne manquera pas de planter le même décor de commerces fermés et d’un transport réduit au strict service minimum. Incontestablement, puisque chez nous, les commerçants ne semblent s’astreindre à aucune obligation de service public. Ils ouvrent boutique quand ils veulent et ferment quand ça leur chante. Qui le leur reprochera ? Nulle entité, y compris l’Union générale des commerçants et artisans algériens qui, dimanche, n’a trouvé matière à se soulager de son mutisme effarent, le Ramadan durant, que de pondre un communiqué appelant à la révision constitutionnelle et exhortant Bouteflika à se représenter pour un troisième mandat.

Synthèse de Rayane, www.algerie-dz.com
D’après Le Soir d’Algérie