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La gestion des catastrophes naturelles en Algérie en débat

 
L’Algérie ne peut être à l’abri de très importants dégâts liés aux catastrophes naturelles en l’absence de structures de prévention des risques majeurs.
jeudi 9 octobre 2008.

La gestion des catastrophes naturelles en Algérie. Tel est le constat établi hier par des experts et spécialistes de la question, invités à s’exprimer à une table ronde qui s’est tenue au niveau du centre de presse d’El Moudjahid consacrée à la gestion des catastrophes naturelles, en prenant l’exemple qui a récemment touché la wilaya de Ghardaïa. Le Dr Mohamed Belazougui, directeur du Centre national de recherche appliquée en génie parasismique, a souligné la nécessité de mettre en place des structures de coordination et d’impulsion des actions dans le domaine de la prévention des risques majeurs en Algérie. Ces structures, a indiqué ce responsable, sont prévues par la loi mais n’ont toujours pas été créées. Et d’expliquer qu’en 1985, suite au séisme de Chlef de 1980, deux décrets sur les dispositifs d’intervention et de prévention en cas de catastrophe avaient été amendés à la faveur de l’adoption de la loi 04-20 de décembre 2004. Cette loi, élaborée suite au tremblement de terre de Boumerdès dans le nors de l’Algérie, a pour objectif d’introduire de nouvelles règles pour la prévention et la gestion des risques majeurs. « La structure qui doit prendre en charge ce volet tarde à voir le jour », a fait remarquer M. Belazougui.

De son coté, un cadre du ministère des Ressources en eau a indiqué au sujet des dernières inondations qui ont ébranlé la région du M’zab que la seule digue construite sur les berges des deux principaux oueds a parfaitement joué son rôle en retenant près de 20 millions/m3 d’eau. « Si ce n’était cette digue, la catastrophe aurait pris une autre ampleur du fait que les crues sont montées jusqu’à 14 mètres de hauteur », a-t-il précisé. Il a tenu à rassurer quant au fait que deux digues sont en voie de construction sur les berges de l’oued Beni M’zab, ce qui va permettre, a-t-il soutenu, de prémunir une fois pour toute la région de ce genre de catastrophe. Une représentante de l’Office national de la météorologie (ONM) a indiqué, pour sa part, que la mission de sa structure est de diffuser des BMS (bulletin météo spécial) pour permettre aux services et autorités concernés en Algérie de prendre toutes les disposition utiles. Le représentant du ministère de l’Habitat et de l’Urbanisme, M. Nasseri, a quant à lui fait savoir que jusqu’à la journée de mardi, au moins 10 000 constructions ont été expertisées par les services du CTC.

Synthèse de Samir, www.algerie-dz.com
D’après le Jeune Indépendant