Les femmes invitées à se voiler en AlgérieLes islamistes reviennent au galop en Algérie et demandent aux femmes algériennes de se voiler en portant le hidjab.
vendredi 10 octobre 2008.
« Lorsque le jeune barbu me remet le deuxième document, je n’avais pas bien compris son geste. Il m’a regardée en fixant le vide et m’a collé la feuille au corps, sans me parler, sans me voir, pour m’obliger à la prendre. Je ne pouvais pas parler, j’ai eu peur de sa réaction et de celle des usagers qui, certainement, n’allaient pas être de mon côté ! » « Je me rappelle avoir vécu la même scène il y a quelque temps ! C’était le même vieux prêcheur d’Alger qui a donné ces dépliants dans le même arrêt de bus », témoigne Nadia. Ainsi, le phénomène n’est guère nouveau. Il n’y a qu’à avoir le nombre de barbus et de femmes voilées qui arpentent les rues d’Alger, et qui augmente d’une façon incontrôlable, pour se poser autant de questions sur la situation actuelle, sur la montée de l’islamisme en Algérie. Selon d’autres témoignages, le « vieux » barbu avait, apparemment, un classeur « blindé » de dépliants islamistes photocopiés et qu’il comptait, vraisemblablement, distribuer ailleurs ! D’où proviennent ces documents ? Comment un jeune peut-il se substituer à un imam et faire des prêches ou obliger des femmes à porter le voile ? Nous avons tenté hier de joindre, par téléphone, le ministère des Affaires religieuses pour avoir des réponses à ces interrogations mais nous n’avons pas pu obtenir de réponse, les concernés n’étant pas disponibles. Cependant, pour ce ministère, les choses sont claires : les prêches se font dans les mosquées en Algérie et il y a des imams habilités à le faire et « formés pour cette mission ». Aussi, tout ce qui se fait dans les mosquées reste « encadré » par la tutelle, donc par le ministère, par contre, ce qui se passe en dehors des lieux de prières relève d’autres instances et d’autres institutions sécuritaires et n’est plus des prérogatives du département de Ghoulamallah. Il est certain qu’en ce moment, aucune structure de contrôle pour gérer ce genre d’infraction n’existe. Synthèse de Samir, www.algerie-dz.com
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