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Inondations à Aïn Defla en Algérie

 
Les inondations qui ont touché la wilaya de Aïn Defla en Algérie ont fait 5 morts et 6 blessés selon la protection civile.
samedi 11 octobre 2008.

Inondations grave à Aïn Defla en Algérie. Dans la nuit de mercredi à jeudi, aux environs de 22 heures, le quartier Essanouber, situé en amont de la commune d’Aïn Torki, dans la wilaya d’Aïn Defla en Algérie, a été le théâtre d’inondations qui ont fait cinq morts, deux frères et leur cousin, ainsi qu’un père et sa fille, et au moins une dizaine de blessés. Six d’entre eux ont été évacués vers l’hôpital de Khemis Miliana. Par ailleurs, plusieurs maisons ont été touchées par les crues des oueds. D’autres familles ont perdu leurs chèvres, brebis, moutons, vaches et jardins potagers. Selon des habitants que nous avons rencontrés jeudi matin, l’eau en furie est venue du sommet du mont Zaccar, après avoir débordé de l’oued Guergour. « Au début, c’était un bruit énorme ressemblant à celui émis par des moteurs d’avions, raconte un père de famille encore sous le choc. D’autres nous ont dit qu’ils avaient l’impression que le sommet du Zaccar glissait vers eux. Un voisin de la famille Bouhenouda endeuillée par la perte de deux fils nous a dit qu’il a pu sauver ses enfants en montant sur la dalle puis en sautant par-dessus le mur.

Un autre nous a déclaré qu’il entendait le grondement de l’eau qui charriait des blocs de pierre, des épaves de voitures, des objets divers, des troncs d’arbre. L’instinct de survie lui a dicté de monter avec tous les membres de sa famille vers un talus. Un autre encore, qui a également sauvé ses enfants mais a perdu sa maison, ses biens et ses 30 moutons, louait Dieu d’être encore vivant. Toutes les ruelles d’Aïn Torki étaient jonchées de gravats et obstruées par la boue, les pierres et les troncs d’arbre déracinés par la force des eaux pluviales. Des militaires, des éléments de la Protection civile et des scouts étaient là pour assister les habitants et sauver ce qui pouvait l’être. Des médecins et des psychologues étaient également sur le terrain. Un octogénaire demandait de l’aide pour retirer le véhicule de son fils de la boue. Près d’une maison, on pouvait apercevoir un tas de cadavres de moutons. Des travailleurs des communes environnantes, venus en renfort, les chargeaient dans un camion. Un vétérinaire leur criait qu’ils devaient soit les enterrer, soit les incinérer. Près de 10 familles sont sinistrées et des éleveurs nous ont déclaré avoir perdu plus de 300 têtes de bétail. Les corps des 5 victimes ont été évacués à la morgue de l’hôpital Farès-Yahia de Miliana alors que les blessés ont été acheminés vers l’hôpital de Khemis Miliana, où ils ont reçu des vêtements, des couvertures et des aides fournis par la population locale.

Synthèse de Mourad, www.algerie-dz.com
D’après le Jeune Indépendant