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La contrebande à la frontière Algérie-Maroc est florissante

 
La frontière entre l’Algérie et le Maroc est fermée mais la contrebande y demeure florissante.
mercredi 15 octobre 2008.

Contrebande florissante à la frontière Algérie-Maroc. Même les coups de boutoir incessants des services de sécurité, à leur tête, les GGF n’ont pas été efficaces pour réduire la contrebande à la frontière entre l’Algérie et le Maroc. Les contrebandiers et les trafiquants ne reculent devant rien. Ils bravent les services de sécurité et violent la loi pour arriver à leurs fins. A chaque resserrement du dispositif répressif instauré par les services de sécurité, les trafiquants répondent par des trésors d’ingéniosité. Cette réalité, nous avons eu à la constater, pas seulement à l’occasion de cette énième sortie avec les GGF organisée mardi et mercredi derniers, par la cellule de communication du commandement national de la Gendarmerie au profit des journalistes, mais aussi à l’occasion de missions précédentes dans cette région. Le premier jour de cette expédition, les journalistes ont été conviés par le commandant Lounès Aouragh qui commande le 1e GGF à une opération de « reconnaissance » effectuée de jour au niveau du tracé frontalier et des postes avancés de ses éléments. La procession des cinq 4X4 quitte Maghnia en début d’après-midi à destination du sud-ouest vers Zouïa, dans la daïra de Béni Boussaïd et vers une multitude d’autres bourgades. La route asphaltée et les pistes sinueuses empruntées traversent des terres en jachère.

Quand on est « ballotés » sur ces pistes, on ne reconnaît plus la frontière entre l’Algérie et le Maroc. L’avis du gendarme est sans cesse sollicité. La frontière n’est que virtuelle, elle n’existe que sur les cartes géographiques. Dans les « meilleurs » des cas, elle est matérialisée par des tranchées creusées par les GGF algériens pour empêcher le passage des véhicules de la contrebande. Le spectacle est plus frappant au niveau du lieu-dit Lemqam : la piste que nous empruntons touchant en certains lieux une autre piste parallèle. « C’est la piste des M’khaznia », les gardes-frontières relevant du ministère marocain de l’Intérieur, explique le chauffeur des GGF. Ces villages et nombreuses petites agglomérations éparpillés sur une bande frontalière de plusieurs dizaines de kilomètres entre les deux pays sont devenus, depuis quelques années, les plaques tournantes de la contrebande, un trafic qui brasse chaque année plusieurs milliards de dinars. A ce titre, le bilan des saisies effectuées par les services de la 2e circonscription régionale des GGF incluant les wilayate de Tlemcen et de Naâma, depuis le début de l’année est édifiant. Dans le lot des marchandises qui prenaient la route du Maroc, ces services ont récupéré 6,5 tonnes de semoule, 1,6 tonne de farine, 500 kg de dattes, 242 ovins, 2 tonnes de déchets ferreux et d’autres produits. En ce qui concerne les marchandises venant du sens inverse, ils ont saisi 2 600 bouteilles de liqueurs, 9 300 cartouches de fusils de chasse, 2,1 tonnes d’épices, 5,3 tonnes d’oranges, 1,6 tonne de cacahuètes et quelque 7 000 pièces d’effets vestimentaires et de chaussures.

Synthèse de Mourad, www.algerie-dz.com
D’après Le Jeune Indépendant