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L’adhésion de l’Algérie à la Francophonie en question

 
La question de l’adhésion de l’Algérie à l’organisation internationale de la Francophonie pourrait être adordée à l’occasion du sommet de l’OIF à Québec.
vendredi 17 octobre 2008.

L'Algérie et la Francophonie. Le Président abdelaziz bouteflika représentera l’Algérie au Québec où il doit participer au XIIe Sommet de la francophonie qui se tient du 17 au 19 octobre dans cette ville. 55 chefs d’Etats et de gouvernements membres de l’OIF (Organisation internationale de la Francophonie) sont attendus. Mais force est de souligner que parmi les personnalités invitées au sommet, le président algérien Abdelaziz Bouteflika aura fait l’objet d’une cour assidue des Québécois. Et on comprend aisément le pourquoi de cette volonté à faire participer l’Algérie. Notre pays n’est-il pas présenté comme étant le deuxième pays francophone après la France. Du reste, les principaux dirigeants québécois se sont impliqués pour faire venir le président algérien. Pour rendre ce sommet plus attractif encore ils l’ont fait coïncider avec le 400e anniversaire de cette province du Canada. En mai dernier, Mme Monique Gagnon-Tremblay, ministre des Relations internationales et de la francophonie a fait le déplacement à Alger, porteuse d’une invitation officielle au Président Bouteflika pour prendre part à ce sommet.

« L’Algérie est membre de l’OIF par le cœur et l’esprit », avait-elle déclaré. Mais à ce moment-là Abdelaziz Bouteflika s’est gardé de divulguer ses intentions futures. En effet, nul n’aurait été en mesure d’anticiper sur la décision du chef de l’Etat. La question « viendra, viendra pas ? » avait été posée à plusieurs reprises. Le fait que l’Algérie avait participé en 2002 à Beyrouth aux travaux de l’Organisation internationale de la Francophonie en qualité « d’invité spécial » ne pouvait servir d’indicateur fiable et ce, d’autant que depuis cette date l’Algérie n’a pas donné de signes particuliers allant dans le sens d’un empressement particulier pour annoncer son adhésion. Pourtant, selon des échos parvenus du Québec, les responsables ne désespèrent pas de voir l’Algérie adhérer à l’Organisation Internationale de la Francophonie. Mieux, ils espèrent qu’elle l’annoncera lors de ce sommet, ce qui serait un triomphe diplomatique pour le Québec. Reste à se demander si le Président Bouteflika comblera ou non leur espoir. Pour l’heure, la prudence est de mise et ce, d’autant que pour l’Algérie l’OIF a toujours été assimilée à une organisation coloniale et qu’Alger a toujours fait valoir sa « personnalité ». La seule certitude à J-1 de l’ouverture du sommet est que les participants auront à étudier les demandes d’adhésion de la Lettonie et de la Thaïlande, de même que le souhait de l’Arménie de passer d’observateur à membre à part entière.

Synthèse de Mourad, www.algerie-dz.com
D’après Le Jour d’Algérie