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La formation professionnelle en Algérie fait sa rentrée

 
La rentrée des classes dans les centres et instituts de formation professionnelle en Algérie est prévue pour ce samedi.
samedi 25 octobre 2008.

La formation professionnelle en Algérie. Plus de 200 000 nouveaux stagiaires et apprentis rejoindront les bancs de la formation professionnelle en Algérie aujourd’hui. Pour cette rentrée, ils sont plus de 654 000. Il est prévu la réception de 39 nouveaux établissements de formation et d’enseignement professionnels et l’extension de 22 structures, ce qui portera le nombre de structures à 1 035 à travers le territoire national. Au total, plus de 45 300 places d’internat dans différentes wilayas d’Algérie en plus de 282 sections détachées en milieu rural sont mobilisées. Pour adapter les dernières tendances technologiques dans les structures de la formation professionnelle, l’Etat a dégagé une enveloppe de 40 milliards de dinars. La nouveauté de la rentrée 2008, c’est le décalage par rapport à celle de l’éducation. Cela a été décidé en concertation avec le ministre de l’Education et avec l’accord du président de la République. Cela permettra aux élèves qui ont déposé un recours au niveau du ministère de l’Education d’avoir la réponse avant le 30 septembre, dernier délai, pour bénéficier du temps nécessaire pour s’inscrire. Dorénavant, il y aura un décalage de plus d’un mois entre la rentrée scolaire et celle de la formation professionnelle pour permettre aux élèves d’examiner les voies et moyens de reprendre le chemin de l’école. La formation professionnelle sera ainsi une deuxième chance pour les élèves qui n’ont plus leur place dans l’éducation. Le ministre de la Formation professionnelle a assuré également qu’il n’y aura pas de surcharge cette année.

M. El-Hadi Khaldi a récemment insisté sur la nécessité de réintégrer les jeunes victimes du terrorisme qui n’ont pas pu rejoindre les bancs de l’école dans les années 1990. Il s’agit des adolescents qui auraient aujourd’hui entre 13 et 14 ans et qui ont dû fuir leur douar à cause du terrorisme. Pas moins de 80 spécialités (sur les 301 existantes) ont ainsi été ouvertes aux victimes du terrorisme en Algérie. Il n’y a cependant pas de statistiques sur le nombre exact de personnes qui n’ont pas pu suivre le cursus scolaire pendant les années noires. Autre nouveauté à partir de cette année : le secteur de la formation et de l’enseignement professionnels accueille une nouvelle frange de jeunes. Ceux qui ont quitté l’école prématurément (avant la 4e année moyenne, ou la désormais ancienne 9e année fondamentale) et ceux qui n’ont jamais été à l’école ont dorénavant la possibilité de s’inscrire aux centres de formation professionnelle). Selon les estimations du ministère de l’Education nationale, (chiffre révélé par le ministre de la Formation et de l’Enseignement professionnels), le taux de déperdition scolaire aurait atteint 2,5 %. Un taux qu’a expliqué M. El-Hadi Khaldi par la décennie noire qui a vu l’exode de populations entières.

Synthèse de Mourad, www.algerie-dz.com
D’après le Jeune Indépendant