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L’Algérie face aux catastrophes naturelles

 
Des opérations de protection seront menées en Algérie contre les inondations et d’autres catastrophes naturelles pour protéger les villes algériennes les plus vulnérables.
dimanche 26 octobre 2008.

L'Algérie fait face aux catastrophes naturelles. Une trentaine de villes d’Algérie viennent d’être recensées et classées par le ministère des Ressources en eau comme zones exposées aux inondations. Alger, Annaba, Béjaïa, Tizi Ouzou, M’Sila, Tébessa, Mostaganem et Skikda sont, entre autres, des villes pour lesquelles le ministère vient de lancer des études pour des projets censés les protéger contre tout risque d’inondation. Ces études lancées après le drame qui a affecté la ville de Ghardaïa ont pour objectif principal la protection de ces zones, a indiqué au Jeune Indépendant, M. Aït Amara, directeur de l’assainissement et de la protection de l’environnement auprès dudit ministère. Ces nouvelles villes recensées nécessitent, contrairement aux autres, des schémas directeurs. Pour cette nouvelle carte identifiée, le ministère a dégagé un budget de 50 milliards de dinars, et ce pour un programme à réaliser en 2009 et 2010. Toutes les opérations de protection seront achevées au plus tard en 2010, selon le même responsable qui a indiqué que des instructions ont été données pour accorder une grande priorité à la protection des villes contres les inondations. Le ministère ne se limite pas seulement à la protection, mais s’investit également dans l’aspect préventif.

Comment faire pour la prévention des crues en Algérie ? Le ministère s’engage en la matière pour minimiser les dégâts matériels et surtout limiter les pertes humaines dues aux inondations. A cet effet, il vient de mettre en place un système de prévention des crues. Et c’est l’oued d’El-Harrach qui a été choisi comme zone pilote. En partenariat avec des experts étrangers, ce système, en phase d’installation, permettra de prévenir les risques d’inondations et de donner l’alerte aux organismes et institutions concernés en temps opportun. Autrement dit, quand ce nouveau système hautement sophistiqué sera définitivement opérationnel, la population algéroise sera, en cas d’urgence, avertie avant que d’éventuels dégâts ne soient enregistrées. Pourquoi ce système n’a-t-il pas été introduit en Algérie depuis longtemps ? Une opération pilote similaire avait été lancée à Tizi Ouzou, avec l’aide d’experts argentins, mais a été suspendue en raison de problèmes liés à la situation sécuritaire. Toujours dans le cadre de la protection des villes contre les risques d’inondations, le ministère avait, même avant le drame de Ghardaïa et d’autres villes du Sud, mis en place plusieurs opérations. A commencer par Ghardaïa où l’une des digues réalisée spécialement a sauvé la ville d’une catastrophe autrement plus grave.

Synthèse de Rayane, www.algerie-dz.com
D’après le Jeune Indépendant