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L’Algérie veut lutter contre la pollution marine

 
L’Algérie va former des ingénieurs dans la lutte contre la pollution marine à l’Institut national des sciences de la mer et de l’aménagement du littoral.
mardi 28 octobre 2008.

Lutte contre la pollution marine en Algérie. Organisé par l’Institut national des sciences de la mer et de l’aménagement du littoral, le congrès international sur les impacts anthropiques sur le milieu marin a débuté hier à Alger. Parrainée par le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, la rencontre qui s’étalera jusqu’au 28 du mois en cours a réuni plusieurs pays du bassin méditerranéen dont la Tunisie, le Maroc, l’Espagne et la France. Des conférenciers, invités à débattre les thèmes liés à cette thématique, se sont centrés dans la première journée beaucoup plus sur la pollution de l’environnement marin liée aux hydrocarbures ainsi que sur l’impact du tourisme de masse sur les plages. Le président du congrès, Kettab Ahmed, professeur à l’Ecole polytechnique d’Alger, qui a ouvert les travaux, a présenté le nouveau projet qu’il coordonne en Algérie avec le réseau méditerranéen des ingénieurs. Ce réseau comprend 60 établissements dont des écoles et des universités implantées dans 14 pays. Créé en 1997, le projet a pour but de développer la recherche, la formation, l’innovation technologique, dans le cadre de la protection du bassin méditerranéen.

« Nous sommes 13 groupes d’action à travailler sur le nouveau projet qui aura comme points de réalisation : le contrôle des transports maritime en Algérie, électronique, génie civil et matériaux », a annoncé Kettab. Il a ajouté que le réseau annoncera pour mars de l’année 2009 une nouvelle action, intitulée « Projets O » pour la formation de jeunes ambassadeurs de l’eau à l’étranger. Le projet a bénéficié d’un budget de 80 000 euros. D’autres scientifiques tels Lagoune, Mitiche ainsi que Kettab sont intervenus également pour dire que la Méditerranée est l’une des mers les plus polluées dans le monde. Elle est sillonnée par 50% de la circulation maritime mondiale dont plus de 20% sont celles du transport des hydrocarbures. Selon eux, la pollution par les hydrocarbures peut être accidentelle, mais la principale source reste volontaire. Les scientifiques ont rappelé que 21 accidents ont été enregistrés en Algérie en 37 ans, dont le plus récent est la fuite d’hydrocarbure dans le port d’Alger.

Synthèse de Rayane, www.algerie-dz.com
D’après Le Jeune Indépendant