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Bouteflika prépare un troisième mandat en Algérie

 
Le président Abdelaziz Bouteflika va probablement se représenter en Algérie pour un troisième mandat à El-Mouradia après la révision de la constitution.
jeudi 30 octobre 2008.

Abdelaziz Bouteflika s'exprime sur la constitution en Algérie. Le président de la République Abdelaziz Bouteflika a finalement crevé l’abcès qui aura ankylosé toute la classe politique nationale depuis l’automne 2005. « Il m’est apparu nécessaire d’introduire des amendements partiels et limités, loin de la profondeur, du volume et même de la forme que je souhaitais donner à ce projet de révision de la Constitution, ce qui aurait dans ce cas imposé le recours au peuple », a affirmé le président Bouteflika au cours d’un discours au terme duquel il avait annoncé l’ouverture officielle de la nouvelle année judiciaire en Algérie. Bouteflika a dit préférer « recourir, pour l’instant, aux dispositions de l’article 176 de la Constitution, éloignant l’idée de sa révision par voie référendaire, mais sans pour autant l’abandonner », tout en précisant qu’« il sera proposé au Parlement, après avis motivé du Conseil constitutionnel conformément aux dispositions de l’article 176 de la Constitution, d’enrichir le système institutionnel avec les fondements de la stabilité, de l’efficacité et de la continuité ».

Il a ainsi indiqué que l’enrichissement qu’il souhaite apporter au texte fondamental de l’Algérie s’articulera autour de quatre axes principaux. En premier lieu, « la protection des symboles de la glorieuse révolution devenus aujourd’hui les symboles constants de la République (…), et ce en conférant à ces symboles la place constitutionnelle qui leur est due, (…) la réorganisation, la précision et la clarification des prérogatives et des rapports entre les constituants du pouvoir exécutif sans pour autant toucher aux équilibres des pouvoirs ». Le troisième axe, et peut-être le plus important en ce sens qu’il devrait lui ouvrir les portes du troisième mandat, doit « permettre au peuple d’exercer son droit légitime de choisir ses gouvernants et de leur renouveler sa confiance en toute souveraineté ».

Synthèse de Rayane, www.algerie-dz.com
D’après Le Jeune Indépendant