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Bouteflika participera à l’élection présidentielle en Algérie en 2009

 
Les observateurs politiques en Algérie jugent très probable la participation d’Abdelaziz Bouteflika à l’élection présidentielle d’avril 2009 pour un 3e mandat.
vendredi 31 octobre 2008.

Abdelaziz Bouteflika et la présidentielle en Algérie. L’on sait de prime abord que, parmi les chefs de partis, trois au moins s’abstiendront de rivaliser avec le président Abdelaziz Bouteflika à l’élection présidentielle d’avril 2009 en Algérie. Il s’agit des secrétaires généraux du Front de libération nationale (FLN) et du Rassemblement national démocratique (RND), Abdelaziz Belkhadem et Ahmed Ouyahia, en l’occurrence, ainsi que du président du Mouvement de la société pour la paix (MSP), Aboudjerra Soltani. Leurs formations politiques configurant l’Alliance présidentielle, ces derniers ont de tout temps affirmé qu’ils ne compteront jamais parmi les candidats qui disputeront le trône à Bouteflika. Ils compriment leurs ambitions propres pour apporter soutien au président Bouteflika. Pour sûr, ils seront là pour animer sa campagne électorale, le moment venu, dans un effort synergique avec les animateurs d’organisations de la société civile, notamment de celles se réclamant de la famille révolutionnaire. Donc, de ce côté-ci de la classe politique nationale, le candidat Bouteflika n’a aucune rivalité à craindre. Mais si ces soutiens affirmés l’aideront au plan électoral, ils ne servent pas à le tirer d’affaire concernant la compétition elle-même. Car, pour mettre les formes dans cette élection qui le verrait, au bout, assurément, reconduit dans ses fonctions, le candidat Bouteflika a besoin que s’alignent d’autres compétiteurs.

Et des leaders de partis, seul le président du Front national algérien (FNA), Moussa Touati, a, jusque-là, décliné une velléité d’affronter Bouteflika. Même si, ces jours derniers, il s’affiche moins disponible pour une telle aventure. D’ailleurs, il n’acquiesce pas au raccourci pris par Bouteflika pour faire sauter le verrou qui l’empêchait de postuler à sa propre succession à la tête de l’Etat. Moussa Touati aurait souhaité que le peuple soit directement consulté, non pas par Parlement interposé comme Bouteflika a choisi de faire. Pour sa part, débordante d’activités, la secrétaire générale du Parti des travailleurs (PT), Louisa Hanoune, ne fait pas de l’abstention de concourir un principe. Mais elle se garde bien d’afficher nettement une intention de s’inscrire dans la compétition. Ce qu’elle avoue en revanche ouvertement c’est son indifférence, voire son adhésion à l’amendement de la Constitution dans le sens d’enrayer la limitation des mandats présidentiels. Un président ad vitam ne dérange pas outre mesure la patronne du PT. Le Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD), qui souligne nettement sa place dans l’opposition en Algérie, pourrait bouder l’élection présidentielle comme il l’a fait en 1999 déjà. Le parti reste franchement opposé à un autre mandat pour Bouteflika. Il s’en tient au principe qui voudrait que les mandats présidentiels soient limités à deux consécutifs, comme il est disposé dans la Constitution actuelle et que Bouteflika s’apprête à amender. On voit mal, après cela, Saïd Sadi compter parmi les rivaux de Bouteflika en avril 2009. Il n’est, par ailleurs, pas attendu de candidature du côté du Front des forces socialistes (FFS) qui, déjà, parle de putsch.

Synthèse de Mourad, www.algerie-dz.com
D’après le Soir d’Algérie