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La révision de la constitution en Algérie divise les partis

 
L’annonce de la révision de la constitution en Algérie semble diviser les partis politiques dont certains appellent à un référendum.
dimanche 2 novembre 2008.

Bouteflika annonce la révision de la constitution en Algérie. Si les partis de l’alliance présidentielle vont naturellement dans la logique parlementaire pour la révision de la constitution en Algérie, c’est qu’au fond, ce sont eux qui soutiennent ce projet de révision. Pour Miloud Chorfi, la loi est claire : « La Constitution accorde au président de la République les prérogatives suffisantes lui permettant de décider si les révisions peuvent être avalisées par voie parlementaire sans recourir au vote populaire. » M. Chorfi écarte toute problématique dans ce sens. D’ailleurs, soutient le chargé de communication du RND, « les amendements que veut porter le Président sont partielles et ne nécessitent guère l’organisation d’une consultation populaire ». Cet avis est partagé par son allié du MSP. M. Mohamed Djemâa estime que, logiquement, le dernier mot revient au président Bouteflika. « Globalement, nous soutenons les amendements annoncés par le président de la République », a-t-il affirmé.

Le RCD, quant à lui, ne l’entend pas de cette oreille. Pour lui, il y a une nécessité de « respecter les lois de la République » quand les amendements touchent aux grands équilibres des institutions en Algérie. « Nous pensons au RCD que la non-limitation des mandats est un indicateur suffisant qui tranche avec l’équilibre dans la vie de la nation », argue M. Khendak. Ce dernier rappelle que « le but recherché à travers les amendements reste l’amendement de l’article 74 [car] la question de la représentativité de la femme pouvait bien être tranchée dans le cadre de la loi électorale ». De son côté, Saïd Bouhedja du FLN souligne que tout est conçu pour que les amendements soient adoptés uniquement par le Parlement : « Il s’agit d’organiser l’instance exécutive, et le législateur spécialiste de ces questions est bien conscient si les amendements proposés doivent passer par un référendum ou se limiter simplement à la consultation des parlementaires. »

Synthèse de Mourad, www.algerie-dz.com
D’après le Jeune Indépendant