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Al-Qaida finance ses attentats en Algérie grâce aux enlèvements

 
Al-Qaida finance ses attentats terroristes en Algérie avec l’argent récolté grâce aux enlèvements, au racket et aux braquages des banques algériennes.
mardi 4 novembre 2008.

Al-Qaida et le terrorisme en Algérie. Pourchassés par les forces de l’ANP et de sécurité algériennes et accueillis, au Mali sur ordre d’Amadou Toumani Touré, le président malien, il ne serait pas étonnant que les membres du Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC) soient plus nombreux en territoire malien que celui algérien, ironisent des observateurs de la scène sécuritaire. Ce qui expliquerait, fort probablement, les attentats répétés perpétrés par cette organisation terroriste en Mauritanie. Persécutés en Algérie, les acolytes d’Abou Mossaâb Abdelouadoud, « émir » national du GSPC, ont trouvé non seulement refuge et liberté de déplacements, mais aussi un marché d’armes en sol malien. Ces observateurs estiment très justifiée la crainte de l’utilisation, très probable, par le GSPC, des 5 millions d’euros versés par Seif El Islam, fils du leader libyen, au GSPC, avec la bénédiction du président malien, en contrepartie de la libération de Wolfgang Ebbon et Andrea Kloiber, deux otages autrichiens enlevés par le GSPC il y a plus de 8 mois en territoire tunisien.

« Combien de vies humaines algériennes vont-elles être sacrifiées par l’alliance entre les dirigeants libyens et maliens qui ont permis au GSPC d’encaisser 5 millions d’euros qui peuvent lui servir dans des achats d’armes, leur acheminement vers les maquis de cette organisation terroriste, en Algérie, et leur utilisation dans des attentats ? » s’interrogent ces observateurs. Ces derniers rappellent les achats d’armes opérés par Amari Saifi, alias Abderrezak El Para, à l’époque « émir » de la zone 5 du GSPC, avec les 5 millions d’euros obtenus en contrepartie de la libération de 14 des 32 touristes européens enlevés dans le Sahara algérien, en 2003. Un versement de rançon jamais annoncé, officiellement, par le gouvernement allemand. Pour rappel, une partie de cet argent avait servi pour Abderrezak El Para et les éléments de katibet Tarek Ibn Ziad, créée par cet ex-« émir » de la zone 5 du GSPC, pour l’achat, en sol malien, d’un important arsenal de guerre et de munitions, dont des missiles de longue portée de type Law, des lance-roquettes, des fusils mitrailleurs et des dizaines de milliers de balles.

Synthèse de Rayane, www.algerie-dz.com
D’après Le Jeune Indépendant