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L’Algérie va se doter d’un comité national des géosynthétiques

 
L’Algérie aura bientôt son comité national des géosynthétiques à l’instar de ce qui se fait dans le domaine des travaux publics chez les pays développés.
mardi 18 novembre 2008.

Un comité national des géosynthétiques en Algérie. C’est le vœu émis, hier, par le ministre de tutelle, Amar Ghoul, à l’ouverture du colloque international sur l’utilisation des produits géosynthétiques dans le domaine des travaux publics en Algérie, tenu à la Safex d’Alger à l’occasion du SITP 2008. « Il faut créer un comité algérien des géosynthétiques le plus tôt possible », a lancé M. Ghoul à toutes les compétences (experts, responsables, étudiants…) présentes à l’événement, non sans les assurer du soutien de son département ministériel. Le ministre a insisté sur la création dudit comité pour, dit-il, constituer un « espace d’idées, de procédures et de compétences qui sera ouvert à tous les professionnels du secteur et où chacun pourra apporter sa contribution à même de promouvoir la qualité des réalisations ». Pour M. Ghoul, l’idée prime toute hiérarchie. « Il faut consulter et écouter même les profanes », a-t-il recommandé, une manière de mettre en garde ceux qui voudront profiter de leur statut de responsable. Si le ministre s’est attardé à expliquer à l’assistance l’utilité de ce genre d’espace, c’est parce qu’il croit fermement fer que seul l’échange d’expériences entre professionnels, tant nationaux qu’étrangers, pourra booster les choses.

Les produits géosynthétiques sont les nouvelles techniques, voire les technologies qui s’imposent aujourd’hui si l’on veut mener à bon port les grands projets de travaux publics lancés à travers le territoire national. C’est pourquoi le ministre, connu pour sa rigueur, a insisté sur la qualité des travaux dans la réalisation des grands projets, notamment l’autoroute est-ouest. Faisant savoir que les techniques géosynthétiques sont déjà utilisées dans différentes réalisations à travers seize wilayas, M. Ghoul a insisté sur leur généralisation à tous les projets lancés sur le territoire national. Car, a-t-il indiqué, chaque technique nécessite l’étude de la spécificité réelle du terrain qui diffère d’une zone à une autre. En tout, a-t-il affirmé, quelque 47 techniques sur les 80 existantes dans le monde sont utilisées en Algérie, ce qui a donné des résultats probants. Pour le ministre, le volet qualité constitue un processus continu. C’est-à-dire que les professionnels doivent être sur la brèche pour s’adapter à toute évolution. D’où la nécessité, a ajouté le ministre, de songer à la formation de cadres nationaux. Il a affirmé que son département procédera bientôt à la formation de 2 000 ingénieurs.

Synthèse de Mourad, www.algerie-dz.com
D’après le Jeune Indépendant