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Hausse des prix du mouton à l’approche de l’Aid en Algérie

 
Les prix des moutons connaissent une hausse sensible en Algérie à l’approche de la fête musulmane de Aïd-el-Adha.
mercredi 26 novembre 2008.

Les moutons et Aïd-el-Adha en Algérie. Les ménages algériens sont, encore une fois, mis à rude épreuve à l’occasion de l’Aïd-el-Adha. Les fluctuations que connaissent les marchés à bestiaux et les fermes d’élevage cette année s’annoncent comme un véritable coup de cornes pour les familles algériennes. En effet, la différence des prix des ovins a atteint 5 000 DA par rapport à l’année précédente, affirme un maquignon habitué à faire le tour des marchés et des étables de l’Algérie profonde à l’approche de l’Aïd-el-Adha. A une dizaine de jours de la fête du sacrifice, le prix du mouton sur la place d’Alger oscille déjà entre 20 000 et 30 000 DA, soit le double du salaire d’un smicard. Le bélier dépasse largement cette somme ; il coûte entre 35 000 et 50 000 DA. A El-Harrach, Hussein Dey, Kouba, Alger-Centre, Raïs Hamidou ou ailleurs, les prix pratiqués sont pratiquement partout les mêmes. La variété des coûts est définie essentiellement par le critère du poids des ovins, mais aussi par la qualité et les prix d’achat par les maquignons aux éleveurs. Les maquignons s’approvisionnent généralement de l’intérieur du pays, des Hauts Plateaux et de la steppe notamment. Les béliers de la steppe restent cependant les plus chers. Cette catégorie, très prisée, se fait de plus en plus rare ; elle a toujours attisé la convoitise des contrebandiers.

La pratique qui consiste à les faire passer illicitement en Tunisie est récurrente. S.N, maquignon à Raïs Hamidou, s’est tout de même procuré une vingtaine de têtes. Il les cèdera, à coup sûr, à des prix mirobolants : « Le prix de cette catégorie de béliers, ou plutôt de mirinos, dépasse généralement les quatre millions. C’est de la bonne race. Je les ai achetés dans la steppe d’El-Bayadh en Algérie. Ils pèsent plus de 50 kg et ont leurs clients spécifiques, les gens aisés surtout. » Ces derniers aiment les acheter beaucoup plus pour les faire affronter dans des combats. Cette pratique illicite et criminelle est devenue une tradition chez nous et aiguise aussi les appétits financiers de certains. Les autres vendeurs que nous avons rencontrés dans la capitale proposent tous des moutons d’un poids moyen, à savoir entre 20 et 30 kg. Quel seuil ont-ils atteint ? C’est la question redondante que se posent tous les pères de famille qui, inévitablement, marquent une halte à chaque point de vente de moutons. Le maquignon répond généralement par la même formule : « Tout dépend de votre bourse. Il y en a pour 18 000, 19 500, 21 000, 24 000 et jusqu’à 32 000 ou 35 000 dinars. Voulez-vous que je vous choisisse l’un d’entre eux ? » Et au client de rétorquer : « Pas pour aujourd’hui, merci. J’habite dans un immeuble et je n’ai pas beaucoup d’espace où le garder jusqu’au jour J. » De l’avis de la majorité des citadins, garder un mouton dans un immeuble, ne serait-ce que pour quelques jours, irrite en effet tout le voisinage.

Synthèse de Mourad, www.algerie-dz.com
D’après le Jeune Indépendant