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Bouteflika aborde les droits de l’Homme en Algérie

 
Abdelaziz Bouteflika s’est exprimé sur les droits de l’Homme en Algérie à l’occasion du 60e anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l’Homme.
jeudi 11 décembre 2008.

Les Droits de l'Homme en Algérie selon Bouteflika. Le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, a estimé que si les droits humaines sont « indivisibles, interdépendants et indissociables », en revanche la communauté internationale « devra démontrer sa capacité à mettre en œuvre et à défendre les droits des peuples dans la vitalité de leur acception internationale et, en particulier, le droit des peuples à la paix, à l’exercice souverain du droit à l’autodétermination, du droit au développement et du droit de vivre dans un monde plus sûr et dans un environnement plus sain ». Relevant que l’Algérie a mis en place des mécanismes internes appropriés de promotion et de protection des droits de l’Homme, et veut « garantir les droits et libertés du citoyen algérien dans leur totalité et leur diversité et les faire appliquer aux différents aspects de la vie sociale et de la citoyenneté dans leurs dimensions individuelles, civiles et politiques, ou collectives, économiques, sociales et culturelles ». Il a noté que la révision de la Constitution est venue, selon lui, pour « promouvoir notamment les droits politiques de la femme en augmentant ses chances d’accès à la représentation dans les assemblées élues ». Il a également rappelé que « le peuple algérien a plébiscité la Charte pour la paix et la réconciliation nationale en septembre 2005 » évitant ainsi la fitna.

Abdelaziz Bouteflika a noté que l’institution judiciaire est « l’un des piliers de l’Etat de droit, dont l’indépendance est consacrée par la Constitution ». Il a souligné qu’elle a fait l’objet en Algérie d’une « attention particulière » par la mise en œuvre, dès les années 2000, d’une « profonde réforme visant le double objectif d’adapter l’appareil judiciaire aux mutations actuelles et préparer le pays à composer avec les données de la nouvelle conjoncture internationale ». C’est dans ce sens, a-t-il souligné, qu’il faut renforcer le « principe de la présomption d’innocence, la limitation du recours à la garde à vue et le contenu de son opportunité par le procureur de la République, l’affirmation du caractère obligatoire de l’examen médical, s’il est demandé par la personne gardée à vue, le renforcement des droits de la défense de la personne présentée devant le procureur et l’amélioration des droits des détenus, des conditions de leur détention et les efforts pour leur réinsertion sociale », sans omettre la « justice sociale » en déployant de « nouveaux moyens de protection juridique » et en mobilisant « de plus en plus de ressources en direction des personnes et catégories de populations vulnérables comme les enfants, les personnes âgées, les personnes vivant avec un handicap et en « situation de détresse ».

Synthèse de Mourad, www.algerie-dz.com
D’après Le Jour d’Algérie