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Les attentats du 11 décembre 2007 en Algérie

 
Les attentats terroristes du 11 décembre 2008 avaient replongé l’Algérie dans l’horreur en faisant près d’une quarantaine de morts.
vendredi 12 décembre 2008.

Des attentats en Algérie. En ciblant le siège du Conseil constitutionnel et une représentation de l’ONU en Algérie, les terroristes ont frappé fort : 37 morts dont 17 agents de l’ONU et pas moins de 177 blessés ont été enregistrés, selon un bilan officiel. Des kamikazes avaient foncé sur les deux bâtisses causant d’énormes dégâts matériels. A Ben Aknoun, le nouveau siège du Conseil constitutionnel a été sérieusement endommagé. Un bus de transport d’étudiants a été calciné. Des étudiants ont trouvé la mort sans compter les employés de l’institution visée et les nombreux passants. A Hydra, quartier pourtant hautement sécurisé, un camion-citerne a foncé sur le siège de l’ONU. Des employés sont restés bloqués pendant des heures sous les blocs de béton. Improvisant un point de presse quelques heures après les deux attentas, le ministre de l’Intérieur a provoqué une véritable polémique sur l’identité des personnes mortes. Au moment où l’ONU affirmait avoir perdu plusieurs de ses employés, Zerhouni certifiait qu’aucun étranger ne figurait sur la liste des victimes. Le lendemain, il a évidemment dû se rendre à l’évidence et annoncer que des employés de l’ONU étaient parmi les victimes.

La décision de l’ONU de constituer une commission d’enquête a relancé la polémique. A Ban Ki-moon qui avait évoqué la question, Zerhouni avait répondu que l’ONU réagissait comme « une vierge effarouchée ». Belkhadem lui avait emboîté le pas, estimant que l’Algérie n’avait pas besoin d’une telle ingérence. Après des échanges peu amicaux avec l’institution onusienne, l’Algérie a fini par accepter la mission de l’ONU. Le rapport établi par cette dernière a finalement été en faveur de l’Algérie. Lakhdar Brahimi, à la tête du groupe composé par l’ONU, est arrivé à la conclusion selon laquelle les autorités algériennes n’étaient pas remises en cause et que c’étaient les employés de l’ONU qui avaient à l’époque sous-estimé les risques terroristes en Algérie. Une année après ces terribles attentats, l’affaire est en cours d’instruction. La cour d’Alger a, en effet, revendiqué l’affaire des deux attentats d’Alger qui était pendante au tribunal de Bouira et le dossier se trouve en instruction au niveau du pôle judiciaire spécialisé. Le ministre de l’Intérieur avait indiqué que le groupe à l’origine des attentats était composé de quatre personnes, dont deux ont été tuées et les deux autres arrêtées. Parmi ces éléments, il a cité deux « prétendus émirs ». Zerhouni avait indiqué que le démantèlement de ce réseau démontre « l’efficacité certaine et prouvée » de la lutte contre le terrorisme en Algérie.

Synthèse de Rayane, www.algerie-dz.com
D’après Le Soir d’Algérie